Plus de 1300 véhicules électriques à Saint-Jean

Par Stéphanie MacFarlane
Plus de 1300 véhicules électriques à Saint-Jean
La croissance du réseau de bornes de recharge électrique joue un rôle dans la popularité des véhicules électrifiés. À lui seul, le Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu en compte 14 sur son terrain. (Photo : Le Canada Français - Jessyca Viens-Gaboriau)

Les voitures électrifiées ont la cote à Saint-Jean-sur-Richelieu. En un an, leur nombre a bondi de près de 50% en sol johannais selon des statistiques publiées par l’Association des véhicules électriques du Québec (AVEQ). Des données qui se reflètent chez les concessionnaires automobiles de la région.

En date du 30 juin dernier, 1308 véhicules électriques étaient immatriculés à Saint-Jean-sur-Richelieu. Le 30 juin 2019, l’AVEQ en avait comptabilisé 873. Et au 30 juin 2018, on en dénombrait seulement 484. L’organisme tire ses données auprès de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

Le 30 juin 2020, la province comptait 76 503 véhicules électriques. Il s’agit d’une hausse de 45,56% par rapport à l’année précédente. En chiffre absolu, c’est à Montréal qu’on en dénombre le plus (8776), suivie de Québec (5157), Laval (4186), Longueuil (2341), Sherbrooke (2155), Terrebonne (2145), Gatineau (1830), Trois-Rivières (1396) et Lévis (1281). Avec 1308 électromobiles, Saint-Jean-sur-Richelieu se retrouve au neuvième rang du classement. Soulignons que plus du quart des véhicules électriques de la province, soit 27,35%, circulent sur les routes de la Montérégie.

Les données énoncées ci-haut incluent les voitures entièrement électriques ainsi que les hybrides rechargeables. Toujours en date du 30 juin dernier, la province comptait 41 084 véhicules complètement électriques, soit 53,7% de la flotte. La balance, soit 35 419, est constituée de véhicules hybrides rechargeables. Ces statistiques ne sont pas présentées par municipalité.

Conversion
Chez Coupal & Brassard Mitsubishi, l’engouement pour les véhicules électriques se fait sentir. «Le mois passé, ils ont représenté au moins 25% des ventes. C’est pas mal la tendance», souligne Yves Ladouceur, copropriétaire. Des cinq modèles commercialisés par l’entreprise, un est hybride rechargeable, le Outlander PHEV.

M. Ladouceur souligne que les clients qui se présentent ont généralement déjà décidé de se tourner vers un modèle «vert». «Ensuite, c’est à nous de leur démontrer comment ça fonctionne. On sent un engouement marqué depuis au moins un an», enchaîne-t-il.

Éric Ferland, expert en électromobilité chez Racine Chevrolet Buick GMC Corvette, indique que le bouche à oreille a un rôle à jouer dans la croissance des ventes des voitures électriques. «Quand une personne change pour un véhicule électrique, elle incite les gens autour d’elle à adopter cette technologie», mentionne M. Ferland. De plus, l’abondante offre des hybrides rechargeables est aidante. Cela permet aux automobilistes d’apprendre à rouler avec l’électricité avant de faire la transition vers le 100% électrique, poursuit-il. L’analyse des besoins est également importante. Plusieurs personnes croient, à tort, qu’une autonomie de plusieurs centaines de kilomètres est nécessaire pour leur réalité quotidienne.

Attente
La question de l’attente en raison de difficulté d’approvisionnement semble être résolue ou en voie de l’être. «Ça dépend du modèle. Il y en a pour certains que c’est plus long à cause de la demande. Par exemple, pour le RAV4 Prime, il y a beaucoup de demandes alors l’attente est un peu plus longue. Pour la Prius, on en a en inventaire», relate Serge Hébert, directeur des véhicules neufs chez Déry Toyota.

«L’intérêt des gens est de plus en plus marqué pour les véhicules électrifiés. Les gens sont plus sensibilisés. Au début, ils souhaitaient économiser sur l’essence. Maintenant, on sent la conscience environnementale», poursuit M. Hébert.

Il ajoute que d’ici 2025, Toyota souhaite que 40% de ses ventes soit des véhicules électrifiés au pays. En 2020, ce type de véhicules représente 16,1% des ventes canadiennes chez Toyota et 19,9% des ventes au Québec.

Subventions
Les programmes de subvention aident également les Johannais à opter pour un véhicule électrique. «Quand on compare les ventes québécoises à celles de l’Ontario, c’est le jour et la nuit», mentionne Yves Ladouceur. «Les subventions ont un rôle important dans le nombre de véhicules électrifiés qui se vend au Québec», enchaîne Serge Hébert.

Le programme Roulez vert du gouvernement du Québec offre un rabais allant jusqu’à 8000$ à l’achat d’un véhicule neuf et jusqu’à 4000$ pour une voiture usagée. À cela peut s’ajouter l’incitatif de 5000$ pour l’achat d’un véhicule neuf zéro émission de Transports Canada.

Les trois personnes interviewées sont également d’avis que la croissance du réseau de bornes de recharge électrique joue un rôle dans le délaissement du véhicule à essence. Enfin, les consommateurs ont maintenant accès à un inventaire de plus en plus diversifié de véhicules électriques d’occasion.

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