Douze jours pour inspecter le pont-levis du pont Gouin

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Par Gilles Berube
Douze jours pour inspecter le pont-levis du pont Gouin
À quelques mois de l'ouverture du nouveau pont, le tablier mobile du vieux pont doit faire l'objet d'une inspection. (Photo : Le Canada Français Marie-Josée Parent)

La circulation sera entravée pendant douze jours sur le vieux pont Gouin, le temps d’inspecter le tablier mobile et possiblement d’y effectuer des réparations.

Prévu commencer le lundi 11 février, les travaux s’amorceront seulement le lendemain, 12 février, annonce le ministère des Transports. Ils doivent durer jusqu’au mercredi 27 février. Le ministère procédera à des travaux d’inspection sous la structure du pont mobile, indique Josée Séguin, conseillère en communications à la Direction régionale. Pendant ces travaux, la circulation se fera en alternance sur une seule voie.

L’intervention se déroulera de jour, soit de 9 heures à 15 heures, du lundi au vendredi. La circulation ne devrait pas être affectée aux heures de pointe. Le communiqué précise que ces travaux pourraient être prolongés, annulés ou reportés en raison des conditions météorologiques ou de contraintes opérationnelles.

L’inspection se déroule tout de même à quelques mois de la mise hors service de la vieille structure séculaire. Il faut tout de même rappeler que cette fermeture aurait dû se faire en décembre dernier.

Longerons

En 2015, le ministère avait lancé un appel d’offres pour solidifier les longerons du tablier mobile. Il s’agit des poutres longitudinales (dans le sens de la travée) pour les renforcer.

Le plus bas soumissionnaire avait demandé une somme de 163 385$ pour réaliser les travaux. Le ministère avait rejeté l’offre, la jugeant trop onéreuse. Il avait plutôt choisi de réparer à la soudure les fissures décelées dans l’acier. Ces travaux ont été effectués en septembre 2016, indique Josée Séguin, conseillère en communication à la Direction régionale.

Ce sont les mêmes travaux qui se feront au cours des prochains jours. L’entrepreneur Pomerleau a déjà installé une plateforme sous le pont-levis pour les réaliser. Dans une première étape, il faudra meuler le métal pour le nettoyer. On procédera ensuite à une «magnétoscopie» des logerons. Il s’agit en quelque sorte d’une radiographie du métal pour y déceler les fissures, qui seront ensuite réparées à la soudure.

Mme Séguin assure que le pont demeure sécuritaire. Les travaux qui s’amorcent étaient prévus dans la programmation du ministère pour assurer le maintien de la structure, affirme-t-elle.

Soins palliatifs

En somme, le pont est aux soins palliatifs. Au printemps 2016, en réponse à une question du député Dave Turcotte, le ministre des Transports de l’époque, Jacques Daoust, avait indiqué que les ingénieurs recommandaient la mise hors service du vieux pont en décembre 2018.

Un an plus tard, au printemps 2017, son successeur, Laurent Lessard, avait ajouté que le pont ferait l’objet d’inspection et d’un suivi jusqu’à l’automne 2019, date à laquelle le nouveau pont devait être ouvert. Le chantier du nouveau pont venait alors tout juste de s’ouvrir.

Depuis la date de mise en service du nouveau pont a été devancée, puis retardée, puis à nouveau devancée pour finalement être reportée à peu près selon l’échéancier de départ.

 

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