Peu de Québécois planifient l’utilisation de leur épargne-retraite

Par Stéphanie MacFarlane
Peu de Québécois planifient l’utilisation de leur épargne-retraite
95 % des répondants considèrent qu’il est important d’avoir suffisamment d’épargne pour mener une vie stimulante et confortable à la retraite.

Nombreux sont les Québécois qui n’ont aucune idée de la manière dont ils vont utiliser leur épargne à la retraite. C’est ce que révèle un sondage d’ÉducÉpargne récemment réalisé en collaboration avec la firme Léger. Selon l’exercice, 30 % des répondants ne savent pas s’ils vont planifier l’utilisation de leur épargne à la retraite. De plus, 13 % des Québécois considèrent ne pas avoir besoin de planifier le tout.

En contrepartie, 30 % des citoyens sondés prévoient planifier l’utilisation de leur épargne le jour même de leur retraite, 7 % pensent le faire un an ou moins avant, 9 % prévoient leur planification cinq ans avant et seulement 3 % anticipent y réfléchir au moins dix ans à l’avance.

Mieux s’informer
«Pour ÉducÉpargne, ces résultats indiquent que les Québécois ont besoin d’améliorer leur niveau de connaissance a n de bien planifier leur épargne pour la retraite et de maximiser son utilisation. On parle ici de dizaines, voire même de centaines de milliers de dollars qui sont en jeu», souligne Nathalie Bachand, présidente du conseil d’ÉducÉpargne.

Résultat encourageant:95 % des répondants considèrent qu’il est important d’avoir suffisamment d’épargne pour mener une vie stimulante et confortable à la retraite.

«Pour s’assurer d’avoir un avenir financier à la hauteur de leurs ambitions, plus de Québécois auraient intérêt à mieux s’informer et éviter d’attendre à la dernière minute pour agir. Ainsi, ils seront mieux outillés pour prendre de meilleures décisions pour leurs finances personnelles, mais aussi pour la vie en général», ajoute Mme Bachand.

Utilisation?
Près du tiers des répondants (29 %) ont indiqué vouloir se payer un peu de luxe avec leur épargne à la retraite, tandis que 24 % ont souhaité vivre avec leurs avoirs le plus longtemps possible a n de retarder leurs demandes de rentes gouvernementales. De plus, 23 % d’entre eux soulignent qu’ils ne toucheraient pas à leur épargne a n de la faire fructifier.

Par ailleurs, moins de quatre répondants sur dix (39 %) croient qu’il serait avantageux de retarder leurs demandes de rentes le plus tard possible, alors que 36 % pensent le contraire.

«Envisager d’utiliser l’épargne personnelle a n de repousser ses demandes de rentes gouvernementales peut être une très bonne stratégie puisqu’elles seront bonifiées chaque année. Bien sûr, chaque cas est différent, mais cela pourrait garantir un revenu indexé pour toute la vie à la retraite», indique Nathalie Bachand.

Méthodologie
Le sondage d’ÉducÉpargne a été réalisé auprès de 1000 Québécois âgés de 18 ans et plus. Soulignons qu’ÉducÉpargne a été créé en 2003 sous le nom de Question Retraite. Il s’agit d’un organisme à but non lucratif dont la mission est de sensibiliser la population à l’importance de développer et maintenir de bonnes habitudes d’épargne.

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