Tite Frette Bières et compagnie ouvrira un restaurant caché

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Par Stéphanie MacFarlane
Tite Frette Bières et compagnie ouvrira un restaurant caché
Avec leur nouveau restaurant, les propriétaires de Tite Frette Bières et compagnie veulent faire découvrir la gamme de produits du terroir vendus à leur boutique de la Place du Marché. (Photo : Archives - Jessyca Viens-Gaboriau)

Un peu plus d’un an après l’ouverture de leur boutique sur la Place du Marché, les propriétaires de Tite Frette Bières et compagnie ouvriront vers la mi-février un restaurant caché quelque part dans le Vieux-Saint-Jean.

L’idée même du projet est de rester vague afin de créer un mystère, mais Karl Magnone, copropriétaire de Tite Frette Bières et compagnie avec Jérémie Poupart, a accepté de dévoiler des bribes de ce que sera leur restaurant baptisé Parles-en pas trop.

«On veut créer une expérience authentique, secrète et unique. Comme dans le temps de la prohibition où les gens n’avaient pas le droit de parler de ce type d’endroit pour ne pas aller en prison. Ce sera très underground», relate Karl Magnone. Le duo hésite même à laisser les clients prendre des photos de l’intérieur du restaurant. Ce dernier n’aura pas d’affiche extérieure et les fenêtres seront givrées. Lors de la réservation en ligne ou par téléphone, les clients recevront des indications par courriel pour s’y rendre.

Jérémie Poupart et Karl Magnone, propriétaires de Tite Frette Bières et compagnie.

Design

Dissimulé dans un appartement du Vieux-Saint-Jean qui détient également un zonage commercial, Parles-en pas trop offrira un décor bien particulier. «Ce sera très riche et vieillot. Le look sera vintage, feutré et élégant. Il y aura de la vieille vaisselle en or, de vieilles images de gens historiques du Québec et quelques touches magiques dans l’ambiance», poursuit Karl Magnone. Ce dernier ajoute que le service sera «très personnalisé». Trois personnes s’occuperont des 25 clients attablés. Quant au groupe, leur taille est limitée de deux à huit personnes. «On veut tenter de faire vivre une expérience», enchaîne M. Magnone.

Menu

Outre vendre des bières de microbrasserie, Tite Frette offre aussi une gamme de produits du terroir à sa boutique. L’idée de se lancer en restauration vient de la volonté de faire découvrir ces produits québécois aux clients. «Si les gens aiment ce qu’ils mangent et boivent, ils vont pouvoir l’acheter à notre boutique», indique Karl Magnone. Des planches à partager et un menu à la carte seront offerts. L’offre variera au gré des saisons. Des charcuteries, fromages fins, noix fumées, gelées, tartares de viande locale, beignes au sirop d’érable, pain à la bière, café vieilli dans des fûts de bourbon et chocolats artisanaux sont quelques-uns des items qui se retrouveront sur la carte. «Il y aura toujours une option végétarienne», précise M. Magnone.

Le menu et les recettes ont été élaborés de concert avec les fournisseurs. De plus, Karl Magnone a grandi dans l’univers de la restauration. Son père a été le chef-propriétaire du restaurant Da Teresa à Granby. Quant aux tartares, le duo peut compter sur la collaboration d’un chef johannais issu de leur cercle d’amis.

Alcool

Le volet à boire n’a pas été négligé. Outre les bières Tite Frette brassées avec des collaborateurs, des vins, des cidres, des hydromels et des alcools forts en cocktail seront disponibles. «C’est ça notre spécialisation, faire des accords mets et alcool», rappelle Karl Magnone.

Ce dernier souligne que le menu sera abordable. «On ne se compare pas aux grands restaurants. Ce sera une belle petite cuisine accessible. On veut accueillir monsieur et madame Tout-le-Monde. Il va y en avoir pour tous les budgets.» À ses débuts, Parles-en pas trop sera ouvert les vendredis et samedis soirs. «Ce n’est pas de ce projet qu’on vit. On veut s’amuser. On le fait par passion et pour faire connaître les produits du terroir», conclut Karl Magnone.

Cet été, Parles-en pas trop sera doté d’une terrasse qui sera aménagée dans une cour intérieure. L’ouverture de ce restaurant créera trois emplois. À eux s’ajouteront six emplois estivaux.

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