Les chutes d’Iguaçu, l’une des merveilles du monde

Par Robert Lanciault
Les chutes d’Iguaçu, l’une des merveilles du monde

Pour ma dernière chronique, je vais vous entretenir sur l’une des belles merveilles du monde: les chutes d’Iguaçu. Elles sont situées à la frontière de l’Argentine, du Paraguay et du Brésil, en pleine forêt tropicale. Iguaçu, ce n’est pas seulement une chute d’eau, c’est 275 cascades qui déversent quelque six millions de litres d’eau à la seconde.

Ces cascades sont réparties sur une longueur d’environ 2,5 kilomètres et la hauteur de la plus haute de ces cascades fait 90 mètres. L’ensemble de ces cascades donne une vue impressionnante comparativement aux chutes Niagara.

La rivière Iguaçu est un affluent de la rivière Parana qui prend sa source dans la Serra do Mar à plus de 1320 kilomètres en amont. Son bassin versant fait la grandeur de la Belgique et de la Suisse réunies. Avec ses pluies abondantes en forêt tropicale, elle fournit un débit constant à ces chutes extravagantes.

Végétation luxuriante

Les nuages d’humidité qu’elles dégagent favorisent la croissance d’une végétation luxuriante. Sur les deux côtés de la frontière, on a protégé des secteurs en grands parcs nationaux qui font maintenant partie du patrimoine mondial de l’humanité.

Si le côté brésilien offre une meilleure vue d’ensemble, le côté argentin permet une vue plus impressionnante en nous autorisant à nous rapprocher beaucoup plus près sur des passerelles conçues à cet effet. On peut se rendre à une dizaine de mètres seulement de la plus grande chute qui est baptisée la gorge du diable.

De part et d’autre des chutes, ces passerelles en bois nous conduisent en toute sécurité au coeur des grondements, des nuages et des falaises qui reçoivent des débits impressionnants d’eau.

En bateau

Après ce périple extraordinaire dans le haut des cascades, le tour de bateau que nous avons pris à l’intérieur même de la gorge du diable est tout aussi impressionnant. Ces engins très puissants nous amènent jusqu’en dessous d’une des cascades et nous en sortons tous très mouillés. Une chance qu’un habit de pluie nous avait été fourni au départ.

Le parc national d’Iguaçu (côté argentin) est la région la plus riche de tout le pays en termes de biodiversité. Aucune autre de ces régions ne possède un nombre aussi important d’espèces d’animaux sauvages (80 espèces de mammifères et 420 espèces d’oiseaux). On y retrouve aussi un nombre impressionnant de plantes exotiques (plus de 200).

Que dire maintenant du barrage d’Itaipu qui est le deuxième plus grand barrage de la planète après celui des trois gorges en Chine. Lors de mon passage, il produisait à lui seul 12 600 mégawatts et on nous a dit qu’il devrait monter jusqu’à 14 000 mégawatts d’ici quelques années avec la construction de nouvelles turbines.

Il alimente 90% de la demande d’électricité du Paraguay et 19% de la demande d’électricité de tout le Brésil. À titre de comparaison, ces 12 600 mégawatts représenteraient 434 000 barils de pétrole par jour, donc un bon coup de main pour l’environnement.

Déplacement

Tout comme en Chine, en raison de la remontée des eaux, on a déplacé des centaines de milliers de personnes. Le béton utilisé aurait permis la construction de 210 stades de football comme celui de Rio de Janeiro. Le fer utilisé pour l’armature aurait permis la construction de 380 tours Eiffel. Avec ce seul barrage, le Brésil et le Paraguay produisent à peu près le tiers de tout ce qu’Hydro-Québec peut produire dans une année.

Étant donné que le bassin versant se trouve du côté du Brésil et du Paraguay, l’Argentine ne peut prétendre à des retombées économiques avec l’hydroélectricité. Par contre, elle profite de retombées touristiques très importantes et elle a su développer ce secteur de façon majestueuse.

Depuis 1977, le barrage a attiré plus de 12 millions de visiteurs des deux côtés de la frontière et les parcs nationaux ont pu être développés d’une façon magistrale.

C’est encore une fois un de ces endroits sur la planète que je ne suis pas près d’oublier.

Merci

C’était ma dernière chronique. Je crois qu’après cinq ans, il était temps d’accrocher mes patins pour passer à autre chose. Ce fut un très grand honneur pour moi de vous faire partager ces voyages et j’espère que vous en avez profité. Merci de m’avoir lu aussi assidument et au revoir.

Pour ceux et celles qui aimeraient communiquer avec moi une dernière fois, vous pouvez le faire à l’adresse suivante: RobertLanciault@gmail.com

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