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Un homme jaloux provoque un accident grave


Publié le 20 juin 2017

L'assistance des pompiers a été nécessaire pour extraire la victime du véhicule accidenté à l'intersection des rues Choquette et Marie-Derome, dimanche.

©Photo Courtoisie- Patrick Taillon

En pleine crise de jalousie, un individu de 41 ans a causé volontairement un accident, à l'intersection des rues Marie-Derome et Choquette, dimanche soir. Son ex-conjointe a été blessée gravement.

C'est en voyant un homme reconduire son ancienne flamme que le suspect a été pris d'un excès de rage. Il a foncé directement dans la voiture du nouveau couple, vers 18h05.

«Il a accéléré et provoqué un impact assez sévère, indique le porte-parole du Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu, Martin Anctil. Il a frappé l'autre véhicule du côté passager, où se trouvait la femme.»

Une fois immobilisé, le suspect est sorti de son automobile pour inviter l'autre conducteur à se battre. «La victime était alors inconsciente sur le siège passager, décrit le policier. La bagarre a éclaté sans que personne ne s'occupe d'elle.»

Des témoins ont séparé les deux individus. Une ambulance a été demandée sur les lieux. Il a fallu l'intervention des pompiers avec les pinces de désincarcération pour extraire la dame de l'automobile.

Arrestation

«La femme de 36 ans a eu une fracture du crâne, des côtes brisées et possiblement le bassin fracturé. Elle a repris connaissance à l'arrivée des ambulanciers», indique Martin Anctil.

Les paramédics se sont également occupés du conjoint jaloux, dont l'épaule était disloquée. Ce dernier a été arrêté. Il n'était pas sous l'influence de l'alcool, ni de la drogue.

Outre quelques égratignures, l'autre chauffeur, un homme de 31 ans, n'a pas été blessé.

Le suspect, Christian Vachon, a comparu au palais de justice de Saint-Jean-sur-Richelieu, lundi. Il a été accusé de conduite dangereuse causant des blessures, de voies de fait graves, de voies de fait armées et de négligence criminelle causant des blessures. Il a été gardé détenu et doit revenir en cour mardi pour son enquête sur remise en liberté.

Les agents de la paix ont fermé l'intersection pendant huit heures, afin de reconstituer la scène. La Sûreté du Québec a assisté le Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu.