Une campagne pour la sécurité des écoliers


Publié le 2 février 2017

La Fédération des transporteurs par autobus tient sa campagne de sécurité en transport scolaire, du 30 janvier au 10 février.

©TC Media - Jessyca Viens-Gaboriau

Quelque 10 200 élèves de la Commission scolaire des Hautes-Rivières (CSDHR) prennent l'autobus quotidiennement pour se rendre en classe. Afin d'assurer leur sécurité et celle des autres écoliers de la province, la Fédération des transporteurs par autobus tient sa campagne de sécurité en transport scolaire, du 30 janvier au 10 février.

Se déroulant sur le thème «M'as-tu vu?», cette campagne de sensibilisation rappelle à tous les usagers de la route l'importance de respecter les règles visant à assurer la sécurité des élèves.


«C'est toujours pertinent d'en parler. Chaque année, de nouveaux élèves entrent en maternelle et on doit leur apprendre les règles de sécurité», rappelle Nancy Ménard, directrice des opérations pour les Autobus Richelieu, Ménard et Saint-Alexandre.


Celle-ci fait affaire avec la CSDHR, en desservant une quinzaine d'écoles de son territoire. À l'occasion, la directrice des opérations prend elle-même le volant pour transporter les élèves de la région. Pour elle comme pour Josée Hébert, coordonnatrice du transport scolaire à la CSDHR, la sécurité est une priorité.


Règles à respecter

Plusieurs fois par an, Nancy Ménard visite les écoles desservies par ses collègues chauffeurs pour sensibiliser les élèves. Elle leur rappelle les principales règles de sécurité qui s'appliquent au moment d'entrer dans l'autobus, durant le trajet et lorsqu'on en sort.


«Il faut rappeler aux plus jeunes de ne pas jouer dans la rue quand ils attendent l'autobus. On leur demande aussi de ne pas courir vers l'autobus quand il arrive, surtout l'hiver. Ils doivent attendre que les portes s'ouvrent», insiste Mme Ménard.


À bord de l'autobus, les jeunes doivent poser leur sac sur leurs genoux ou par terre. En cas d'accident ou de collision, cette position assure qu'ils ne subiront pas de blessure au cou. Les écoliers se doivent aussi de rester tranquilles lorsqu'ils sont à bord.


Puis, quand vient le temps de sortir de l'autobus, on leur demande de faire preuve de prudence. «On explique aux enfants ce qu'on ne voit pas quand on est au volant de l'autobus. On leur demande aussi de ne pas toucher l'autobus quand ils sont débarqués», ajoute Nancy Ménard.


Automobilistes

Si la campagne de sécurité en transport scolaire est pertinente, c'est entre autres parce qu'elle sensibilise les automobilistes.


«Il y a encore des automobilistes qui ne respectent pas les signaux. En tant que chauffeurs, on en voit qui continuent même quand notre panneau d'arrêt est déployé, mais ça s'est amélioré», constate Mme Ménard.


Cette dernière remarque que la situation est plus problématique aux abords des écoles. Les automobilistes y sont nombreux et doivent partager la route avec les piétons, les autobus et même les cyclistes. «C'est là où c'est le plus dangereux. Il faut redoubler de prudence», conclut la chauffeuse.