Saint-Jean souhaite remplacer l’aréna municipal par une patinoire couverte réfrigérée 

Valérie Legault vlegault@canadafrancais.com

Saint-Jean souhaite remplacer l’aréna municipal par une patinoire couverte réfrigérée 
La patinoire réfrigérée serait accessible de la mi-novembre à la fin mars. D'autres activités pourraient s'y tenir en été, à l'abri du soleil. (Photo : (Photo Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu))

Désuet et aux dimensions non conformes, l’aréna municipal situé à l’extrémité du boulevard Gouin est arrivé en fin de vie. Plutôt que de le rénover, la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu envisage de le convertir en patinoire couverte réfrigérée. L’aménagement pourrait servir à l’année pour la tenue d’autres activités.

Une demande de subvention a été déposée au Programme d’aide financière aux infrastructures récréatives, sportives et de plein air du gouvernement du Québec. Si elle est acceptée, le ministère de l’Éducation assurerait les deux tiers des coûts des travaux. La valeur du projet demeure confidentielle afin de ne pas influencer un éventuel appel d’offres.

« Notre projet est bien monté, assure Mario Bastien, directeur du Service de la culture, du développement social et du loisir. On a un beau dossier qui va susciter l’intérêt. Nous prévoyons obtenir une réponse entre le printemps et l’automne prochain. »

Grâce au toit qui recouvrirait la surface glacée, la patinoire pourrait être utilisée sans interruption par les visiteurs de la mi-novembre à la fin mars, peu importe la météo. « Ce serait aussi un endroit pour y tenir des événements à l’année », souligne M. Bastien. Les activités de mise en forme y seraient à l’honneur. En cas de pluie, la patinoire réfrigérée pourrait aussi servir de solution de rechange pour des événements spéciaux.

Développement durable

De plus en plus de municipalités se dotent de patinoires réfrigérées, construites de A à Z. Celle de Saint-Jean-sur-Richelieu se démarquerait par son souci de développement durable. Quoique plus petite qu’une glace réglementaire, la patinoire conserverait les mêmes dimensions pour le patinage libre.

On aménagerait la glace sur la dalle existante de l’aréna. On conserverait aussi les bandes. Le système de refroidissement du vieil aréna serait mis à niveau pour maintenir la glace solide même quand le mercure grimpe au-dessus de zéro.

Les installations comprendraient un nouveau bâtiment moderne de quatre vestiaires au rez-de-chaussée et d’une salle multifonctionnelle panoramique à l’étage. Elles serviraient autant pour la patinoire réfrigérée que pour les équipes de baseball du stade Richard-Lafontaine.

Pour Mario Bastien, une patinoire réfrigérée répond directement à la nouvelle réalité environnementale. « Mon coeur saigne quand je vois que des patinoires de quartier vont fermer cet hiver, mais les changements climatiques nous amènent à faire des choix », dit-il. Rappelons que le nombre de patinoires de quartier passera de 23 à 17 cet hiver à Saint-Jean-sur-Richelieu. 

Amphithéâtre

La dernière fois où il a été question de l’aréna municipal, c’était pour y accueillir un futur amphithéâtre et une équipe de la Ligue de hockey junior Maritimes Québec. À l’Hôtel de Ville, on espère toujours voir ce rêve se réaliser, mais plus nécessairement à cet endroit. « Le site du boulevard Gouin n’est pas coulé dans le béton. L’emplacement de l’amphithéâtre reste à déterminer. Plusieurs endroits seront analysés, puisqu’il faut tenir compte des impacts sur l’occupation du territoire », souligne M. Bastien.

Une chose est certaine, pas question de démanteler l’aréna municipal avant de savoir s’il y aura ou pas une nouvelle équipe de hockey à Saint-Jean-sur-Richelieu. Il manque déjà de patinoires, la Ville ne voudrait pas s’en priver d’une autre, même temporairement.

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Rénald Vaillancourt
Rénald Vaillancourt
5 mois

C’est un retour en arrière. Le projet d’une glace réfrigérée avec un toit uniquement, cela existait il y a cinquante ans. La décision d’en faire une enceinte fermée résultait de la problématique suivante : durant les mois de mars et avril, ce n’était par rare que l’on se retrouvait sur le béton par endroit lorsque le soleil plombait du côté sud de l’aréna.