Justin Bessette à nouveau cité en déontologie municipale

Par Stéphanie MacFarlane
Justin Bessette à nouveau cité en déontologie municipale
Le conseiller municipal Justin Bessette. (Photo : Archives - Le Canada Français)

Le conseiller Justin Bessette, membre de l’Équipe Alain Laplante, est à nouveau cité devant la Commission municipale du Québec (CMQ) pour des manquements au code d’éthique et de déontologie. Selon la citation déposée par la CMQ, il aurait tenté d’influencer des fonctionnaires de la Ville à plusieurs reprises entre décembre 2020 et février 2021.

Dans un premier temps, Justin Bessette se serait prévalu de sa fonction pour tenter d’influencer le directeur général adjoint par intérim de la Ville.

Le 1er décembre dernier, M. Bessette lui aurait demandé de retirer un point à l’ordre du jour de la séance extraordinaire du conseil municipal prévu cette même journée, «à défaut de quoi il poursuivrait la Ville», lit-on dans la citation en déontologie municipale. Le point concernant l’octroi d’un mandat à une firme d’avocat pour représenter la Ville dans un dossier judiciarisé l’opposant au maire Alain Laplante.

Alarmes non fondées
M. Bessette aurait aussi tenté d’influencer ce même fonctionnaire, une employée du Service des finances ainsi que la secrétaire de direction du Service de sécurité incendie afin de faire annuler une facture reçue le 18 décembre 2020 à la suite d’alarmes non fondées survenues à l’un de ses immeubles. Ces événements se seraient produits en janvier et en février 2021.

La CMQ le cite à comparaître puisqu’il aurait contrevenu à l’article 6.2 du code d’éthique et de déontologie révisé applicable aux membres du conseil municipal de la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Cet article stipule qu’il «est interdit à tout membre du conseil de se prévaloir de sa fonction pour influencer ou tenter d’influencer la décision d’une autre personne de façon à favoriser ses intérêts personnels ou, d’une manière abusive, ceux de toute autre personne.»

Rappelons que Justin Bessette a été suspendu 75 jours en 2017 par la CMQ pour avoir contrevenu à son code d’éthique et de déontologie en tentant d’influencer des décisions de policiers et de fonctionnaires. Plus tôt en 2017, il avait été blanchi dans un autre dossier.

Plus de détails dans notre édition du 10 juin 2021.

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