Un projet pilote pour les producteurs laitiers

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Par Stéphanie MacFarlane
Un projet pilote pour les producteurs laitiers
Selon les Producteurs de lait du Québec, la Montérégie-Ouest comptait 405 fermes laitières en 2018 sur les 5050 fermes laitières de la province. (Photo : Gracieuseté)

Le Centre d’insémination artificielle du Québec (CIAQ) met en place un projet pilote qui vise à personnaliser les services offerts aux producteurs laitiers de la Montérégie-Ouest. Le but? Que les agriculteurs, qui sont en quelque sorte les clients-propriétaires du CIAQ, se réapproprient les services en génétique et en insémination pour améliorer la rentabilité et les performances de leur troupeau.

«On essaie de développer un projet pour recentrer nos activités sur les besoins et être plus près des producteurs plutôt que d’offrir un service du type one size fits all . On veut aider les producteurs à évoluer dans un marché en constante évolution», indique Pierre Rhéaume, directeur consultant marketing & communication du CIAQ.

Sylvain Boyer, directeur régional du CIAQ Montérégie-Ouest, abonde dans le même sens. «Le CIAQ propose la même façon de faire partout au Québec. Le message qu’on sentait de la part de nos producteurs était qu’on ne s’adaptait plus à leur réalité», relate-t-il.

M. Boyer raconte avoir participé, il y a environ 18 mois, à un comité pour revoir les services du CIAQ et une des recommandations, dit-il, était de cesser de proposer des services universels aux producteurs et de leur amener une offre qui corresponde mieux à leurs besoins.

Cela passe notamment par une tarification différente et des services différents. «C’était aux producteurs de s’adapter au CIAQ et là, ce sera au CIAQ de s’adapter aux producteurs», illustre-t-il.

Objectifs

Le principal objectif du projet pilote n’est pas tangible. «On veut redonner un sentiment d’appartenance aux agriculteurs et améliorer leur fierté face au CIAQ. On dit que le CIAQ appartient aux producteurs, mais ils n’avaient plus de sentiment d’appartenance», enchaîne M. Boyer.

Soulignons que le CIAQ appartient aux Producteurs de lait du Québec, au Conseil québécois des races laitières et au Conseil provincial des cercles d’amélioration du bétail.

En modifiant ses services, le CIAQ souhaite freiner la baisse de ses ventes, notamment pour ses services d’insémination et la vente de doses de semence. «On fait environ 30 000 inséminations par année en Montérégie-Ouest. Il y a cinq ans, c’était 35 000. On veut stopper la baisse pour au moins maintenir nos chiffres», relate M. Boyer.

La Montérégie-Ouest inclut toutes les municipalités comprises entre les rivières Richelieu et des Outaouais, dont la portion ouest de Saint-Jean-sur-Richelieu, Lacolle, Saint-Blaise-sur-Richelieu, Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix et Saint-Valentin. Selon les Producteurs de lait du Québec, la Montérégie-Ouest comptait 405 fermes laitières en 2018, tandis que 5050 fermes laitières étaient comptabilisées pour l’ensemble du Québec.

Le CIAQ a organisé deux rencontres conviviales d’information le 9 juillet à Lacolle et le 11 juillet à Saint-Stanilas-de-Kotska pour présenter son projet pilote. Environ 240 personnes y ont participé.

Bénéfices

Si le projet pilote vise à améliorer le bilan du CIAQ, il a aussi pour objectif d’aider les agriculteurs à améliorer la rentabilité et la performance de leur troupeau.

«Par le choix de la génétique, on améliore la performance des animaux. Pour produire la même quantité de lait, un producteur a besoin de moins de vaches. Par exemple, un agriculteur avait besoin de 100 vaches il y a 5 ans alors qu’avec 90 vaches, il peut maintenant produire la même quantité de lait. On est dans ces ratios-là», mentionne Sylvain Boyer. La génétique permet aussi d’améliorer la fertilité des animaux, ajoute-t-il.

M. Boyer mentionne également que la génétique contribue au bien-être animal en améliorant les traits de santé des vaches. Celles-ci peuvent notamment produire un lait de meilleur qualité et sur une plus longue période de temps.

Au terme du projet pilote dont la durée prévue est de 18 mois, l’objectif est d’étendre celui-ci aux autres régions desservies par le CIAQ.

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