On emprunte aussi des livres vivants à la bibliothèque

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Par Valerie Legault
On emprunte aussi des livres vivants à la bibliothèque
Diane Saint-Germain, directrice de Santé mentale Québec Haut-Richelieu. (Photo : Le Canada Français - Archives)

Les livres ne sont pas qu’en papier. On peut aussi en emprunter en chair et en os, qui nous racontent eux-mêmes une page ou un chapitre de leur vie. L’expérience vous intrigue? Rendez-vous le mercredi 21 mars prochain à la bibliothèque Adélard-Berger, dans le Vieux-Saint-Jean, pour une expérience peu commune.

La bibliothèque vivante prendra forme devant les yeux des visiteurs, entre 13 et 19 heures. À leur arrivée, ceux-ci pourront consulter un catalogue des livres vivants affichant un court résumé de chacun d’entre eux. Le plus spécial dans cette initiative, c’est de pouvoir les emprunter, chacun leur tour si on le souhaite, pour écouter leur histoire.

Dans un lieu calme comme une bibliothèque, le ton se prête à la confidence. Les livres vivants, des personnes qui ont toutes vécu les affres de la maladie mentale, prennent 15 minutes pour raconter une partie de leur parcours. «Les gens sont très heureux d’entendre des livres vivants qui réussissent leur rétablissement malgré des problèmes de santé mentale. Le concept de notre bibliothèque vivante est porteur d’espoir, car il montre qu’on peut s’en sortir», explique Diane Saint-Germain, directrice de Santé mentale Québec – Haut-Richelieu.

La Maison Le Point Commun et l’Éclusier du Haut-Richelieu sont les deux autres organismes participants à la bibliothèque vivante. L’initiative a aussi été rendue possible grâce à l’Association québécoise pour la réadaptation psychosociale et à la participation financière du Regroupement des organismes communautaires en santé mentale de la Montérégie.

La bibliothèque vivante en sera à sa troisième édition à Saint-Jean-sur-Richelieu. Les effets pour contrer la discrimination en santé mentale sont bénéfiques. Ils le sont aussi pour les livres vivants qui osent s’ouvrir ainsi à des inconnus.

Pour Mme Saint-Germain, il est clair que de devenir un livre vivant comprend un aspect thérapeutique. Offrir son récit à quelqu’un équivaut à un grand pas dans l’acceptation de soi. «C’est très bon pour eux, car ils peuvent aller encore plus loin dans leur rétablissement», croit la directrice de Santé mentale Québec – Haut-Richelieu.

La bibliothèque vivante est d’autant plus pertinente que personne n’est à l’abri de la maladie mentale, rappelle-t-elle. L’hérédité a un rôle à jouer dans son développement, mais la somme des événements vécus peut aussi être un élément déclencheur.

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Superbe initiative!