Nouveaux contrats et embauche massive chez Cambli

Par Stéphanie MacFarlane
Nouveaux contrats et embauche massive chez Cambli
Véronique Tougas et Benoit Lemay, respectivement présidente et vice-président opérations du Groupe Cambli, posent devant le véhicule tactique BlackWolf. (Photo : Le Canada Français - Laurianne Gervais-Courchesne)

Après deux années difficiles, le Groupe Cambli, spécialisé dans la conception de véhicules blindés, voit l’avenir d’un bon œil. L’entreprise située sur la rue Saint-Louis verra une dizaine de ses camions tactiques être vendus en Allemagne. En outre, plusieurs centaines de véhicules destinés au transport de valeurs prendront bientôt la route du Canada et des États-Unis. Ces nouveaux contrats permettent au Groupe Cambli d’embaucher entre 50 et 60 nouveaux employés.

«Ça fait deux ans qu’on travaille fort. La COVID nous a vraiment fait faire un pas de recul. On a récemment eu de très bonnes nouvelles. Cambli, ça a toujours été des hauts et des bas. Là, c’est la première fois qu’on est capable d’avoir une certaine stabilité», résume la présidente du Groupe Cambli, Véronique Tougas. Outre la pandémie, la pénurie de châssis a causé des maux de tête à l’entreprise. «Ça fait pratiquement un an qu’on n’a pas produit normalement», ajoute Mme Tougas. Une situation qui sera bientôt chose du passé.

Véhicule tactique

Le produit phare de Cambli est le véhicule tactique BlackWolf. «C’est un équipement de travail qui protège les forces policières et la population. Cet équipement est utilisé pour s’approcher d’un danger en toute sécurité. Ça réduit la violence d’une intervention. On peut prouver que des vies ont été sauvées avec ce véhicule», explique Véronique Tougas.

Presque toutes les équipes policières tactiques du Canada en possèdent au moins un. Le BlackWolf a d’ailleurs été utilisé en septembre dernier à Sainte-Paule, dans le Bas-Saint-Laurent, dans le cadre de l’enlèvement d’un enfant de trois ans. Les policiers s’en sont servis pour négocier avec le père et libérer le garçon qui était pris en otage.

Industrialisation

Jusqu’ici, Cambli produisait entre un et deux BlackWolf par année. Il était fabriqué à l’unité. L’entreprise est en train d’industrialiser sa production pour le fabriquer sur une chaîne de montage. Elle a aussi développé des partenariats à l’étranger pour commencer à l’exporter.

«Le BlackWolf est en train de créer de l’engouement à l’international. On a plusieurs très bonnes opportunités, dont quelques-unes qui se sont concrétisées, assez pour qu’on puisse démarrer une ligne de production», souligne Véronique Tougas.

Un partenaire allemand de Cambli a vendu ce véhicule à l’armée allemande. «En Allemagne, le corps militaire fait des interventions tactiques», mentionne Benoit Lemay, vice-président opérations et directeur général du Groupe Cambli. Trois BlackWolf ont déjà pris la direction de l’Allemagne. «Entre 10 et 20 seront produits cette année», précise Mme Tougas.

Transport de valeurs

Groupe Cambli vient aussi de sécuriser la livraison de centaines de véhicules spécialisés dans le transport de valeurs. Ils seront destinés aux marchés canadiens et américains. L’entreprise johannaise a signé un nouveau contrat avec la compagnie Brink’s. Cette dernière a garanti une commande minimale de 300 véhicules par année. Ainsi, minimalement 450 bolides seront livrés d’ici la fin de 2023. L’entente doit se poursuivre au-delà de ce moment. À titre indicatif, Cambli fabriquait annuellement entre 200 et 250 véhicules pour le transport de valeurs avant la pandémie.

Si elle ne chiffre pas les ententes signées, Véronique Tougas précise toutefois qu’elles permettront de redresser le chiffre d’affaires du Groupe Cambli. Avant la pandémie, il était d’environ 25 M$. «On va revenir à des niveaux supérieurs. On parle de 25 à 30 M$», précise Mme Tougas. Ce montant exclut le coût des châssis qui ne sont pas fabriqués par Cambli.

Embauches

Ces ententes permettent à l’entreprise de procéder à des embauches. Entre 50 et 60 employés sont actuellement recherchés dans divers domaines, dont l’électricité, l’assemblage, la soudure, les achats, la planification, les ventes et le service à la clientèle.

L’entreprise prévoit d’être au maximum de sa capacité de production en septembre. Ainsi, l’équipe actuelle de 120 employés devrait revenir à son niveau prépandémique, soit près de 175 personnes.

Consciente d’être en période de pénurie de main-d’oeuvre, l’entreprise a développé divers programmes de formation et d’intégration. Elle offre aussi désormais un horaire de quatre jours. En plus de plaire aux employés, cela lui a permis de gagner en efficacité, souligne Benoit Lemay.

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Handfield
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