Boom Liquidation ouvre une septième succursale

Par Stéphanie MacFarlane
Boom Liquidation ouvre une septième succursale
Le propriétaire de Boom Liquidation, Mathieu Baron (à droite sur la photo) est accompagné de Stéphanie Tardif, Micheline Maltais et Serge Ouellet. (Photo : Le Canada Français - Jessyca Viens-Gaboriau)

Boom Liquidation, un centre de liquidation qui propose différents produits à bas prix, a vu le jour sur la rue Saint-Jacques en 2016. La chaîne de magasins détenue par un Johannais vient d’ouvrir une septième succursale à Sorel-Tracy. 

«Tout a commencé ici à Saint-Jean-surRichelieu», souligne fièrement Mathieu Baron, le propriétaire de Boom Liquidation. Ce Français d’origine, qui vient d’obtenir sa citoyenneté canadienne, s’est installé au Québec il y a 12 ans.

Il a été représentant pour les Pages jaunes durant environ six ans. Côtoyer des entrepreneurs au quotidien l’a amené à vouloir se lancer en affaires. Ses démarches l’ont mené par hasard à un fournisseur de produits en liquidation.

«J’ai acheté une palette de marchandises et je l’ai mise dans mon garage. J’ai commencé à les vendre sur Kijiji et sur internet. Je faisais des ventes tout en travaillant les soirs et les week-ends. J’ai vu le potentiel», raconte Mathieu Baron.

En juillet 2016, il ouvre un magasin sur la rue Saint-Jacques. «La première année, je travaillais toujours aux Pages jaunes. Quand j’ai vu que ça commençait à bien fonctionner, j’ai quitté mon travail et je me suis concentré sur le développement», enchaîne celui qui est originaire de Tours.

Un par année

Depuis 2016, Mathieu Baron a ouvert un magasin par année. Boom Liquidation est désormais présent à Saint-Hubert (2017), à Montréal (2018), à Trois-Rivières (2019), à Granby (2020), à Drummondville (2021) et à Sorel-Tracy (2022). Sherbrooke ou Saint-Hyacinthe pourrait être la prochaine destination.

Le modèle d’affaires de Boom Liquidation consiste à être moins cher qu’ailleurs. Pour cela, l’entreprise achète les retours de détaillants. «Quand un client ramène un article en magasin, il n’est pas remis en vente, même s’il est neuf. On les récupère», dit Mathieu Baron. Il achète aussi les surplus de stock, les boîtes endommagées et la marchandise recertifiée. «Ce sont des produits retournés chez le détaillant. Les produits sont vérifiés, testés et garantis», indique-t-il.

Rabais

En moyenne, les rabais oscillent entre 30 et 60 % du prix initial. «Il faut que les gens acceptent, par exemple, qu’il puisse y avoir un petit dommage esthétique comme une petite grafigne, mais qui n’empêche pas le bon fonctionnement», poursuit Mathieu Baron.

«Il y a aussi le côté écologique. Il y a dix ans, environ 90 % des retours des compagnies étaient mis à la poubelle. Maintenant, on leur donne une deuxième vie en permettant aux gens de faire des économies», enchaîne M. Baron.

Micro-ondes, climatiseurs, téléviseurs, sacs à dos, crayons, savon, jouets, Boom Liquidation propose une variété d’articles aux consommateurs. L’entreprise vend aussi des aliments non périssables.

Chasse aux trésors

Avec la hausse de l’inflation, Mathieu Baron souhaite développer le marché des produits essentiels (santé, beauté, entretien ménager et nourriture) puisque la demande est là. «On va essayer d’établir des gammes pour que les gens puissent trouver ces produits-là», indique-t-il.

Contrairement à un Dollarama, magasiner chez Boom Liquidation est comme une chasse au trésor. «Quelqu’un qui cherche des verres n’en trouvera peut-être pas aujourd’hui, mais la semaine prochaine, il pourrait y en avoir. On a énormément de clients réguliers qui viennent chaque semaine, qui cherchent les nouveautés et qui fouillent pour trouver les bons deals. On ne sait jamais d’avance ce qu’on achète. On essaie d’avoir de la diversité. Plus on grossit, plus c’est facile parce qu’on peut diviser les quantités dans chaque magasin», indique Mathieu Baron. En plus de ses succursales, il est propriétaire d’Amabec, un grossiste en liquidation.

70 employés

Le magasin de Saint-Jean-sur-Richelieu a une superficie de 6000 pieds carrés. «C’est notre plus petit magasin. Notre plus grand, qui est à Drummondville, a 19 000 pieds carrés», mentionne Mathieu Baron. Environ cinq employés travaillent à la succursale johannaise.

À ces sept magasins s’ajoutent deux centres de distribution. L’un est situé sur le boulevard Industriel à Saint-Jean-sur-Richelieu et l’autre à Candiac. Chacun a une superficie de 15 000 pieds carrés. «Pour toute la bannière, on est entre 60 et 70 employés. On a notre centre de distribution. On a notre chauffeur qui fait la livraison dans nos sept magasins. On a beaucoup de marchandises à déplacer. On envoie 100 palettes par semaine», souligne le propriétaire.

Dans les prochaines années, Mathieu Baron aimerait consolider ses deux entrepôts en un seul lieu pour avoir un inventaire global. Cela lui permettrait de développer les ventes en ligne ou à tout le moins d’offrir la possibilité d’acheter sur le Web et de ramasser les articles en magasin.

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