Un nouveau centre de jour apprécié des sans-abris

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Par Valerie Legault
Un nouveau centre de jour apprécié des sans-abris
Le nouveau centre de jour pour les sans-abris est apprécié, notamment par Réjean et Francesca. (Photo : Le Canada Français - Jessyca Viens-Gaboriau)

Après plusieurs mois sans centre de jour, les personnes itinérantes ont enfin retrouvé un pied-à-terre pour l’hiver. L’ancienne Taverne des sports, sur la rue Bouthillier, leur ouvre ses portes cinq jours par semaine. Des intervenants les y accueillent dans leurs bons comme leurs mauvais jours. Tous sont les bienvenus pour obtenir de l’écoute, des vêtements, de la nourriture et surtout un lieu pour se garder au chaud.

En ce froid vendredi matin du 3 février, il fait presque -40 degrés Celsius avec le vent. C’est l’heure du déjeuner et les crêpes sortent du four. L’ambiance est animée à l’intérieur de l’ancien débit de boisson que fréquentent en moyenne 22 personnes par jour.

«Il y en a qui ont eu une vie stable pendant un an, mais qui sont de retour. On les appelle nos vieux nouveaux. C’est une bonne chose qu’ils reviennent ici parce qu’on les connaît. C’est ce qui va pouvoir les aider. Quand ils tombent, ils savent qu’ils ont un endroit où aller», explique Alexandra Thibault, coordonnatrice du centre de jour.

Vestiges
Il reste encore des vestiges de la Taverne des sports dans la salle commune. Une tête de chevreuil orne toujours le mur au-dessus du bar. Derrière le zinc, les portes en bois des frigos rappellent l’époque des grosses bières. Ils cachent maintenant une chambre froide où sont entreposés des congélateurs remplis de provisions.

«Grâce à Moisson Rive-Sud, c’est très rare que nous devons aller à l’épicerie. Une chance qu’on l’a pour réduire nos dépenses. Depuis le mois d’avril, nous sommes dans une période où on se stabilise à long terme. Tout ce qu’il nous manque, ce sont des douches. C’est un problème qui n’est pas réglé», commente le directeur du centre de jour, Jean-François Pomerleau.

L’endroit offre aussi aux sans-abris un garde-manger libre-service et des vêtements chauds. «Des sacs de couchage, on en a toujours besoin», dit Alexandra Thibault. Les dons du public sont acceptés. En ce moment, les mitaines, les tuques et les foulards sont les articles les plus demandés.

Froid
Le froid polaire qui a balayé le sud de la province pendant deux jours a tenu le centre de jour sur le qui-vive. Il fallait s’assurer de «n’échapper personne». La veille, des travailleurs de rue et la travailleuse sociale du Service de police ont sillonné le Vieux-Saint-Jean pour veiller à ce qu’aucun sans-abri ne dorme dans la rue.

Les sans-abris sont invités à passer la nuit à la halte chaleur du parc Gerry-Boulet.

Réjean, la jeune quarantaine, préfère la halte chaleur du parc Gerry-Boulet (aussi appelée bunker ou roulotte) aux lits d’urgence de l’Auberge Harris. «Je reste au centre de jour ou au bunker. Au Harris, les présentations sont toujours à refaire», se plaint-il. Michel, lui, ne dédaigne pas d’y passer une nuit en toute quiétude. «Je n’aime pas dormir dans la roulotte. C’est petit, mais c’est mieux que dehors», dit le sexagénaire sur un ton résigné.

La halte chaleur a une capacité maximale de dix personnes, incluant deux intervenants. «C’est déjà trop petit, constate Jean-François Pomerleau. La pièce se refroidit d’un seul coup quand on ouvre la porte.» Il faudra s’ajuster à nouveau l’hiver prochain, croit le directeur du centre de jour. «Le nombre d’itinérants ne va pas en baissant, plaide-t-il. On en réintègre dans des logements, sauf qu’il y a des gens qui s’ajoutent.»

Rare femme
Francesca est l’une des rares femmes itinérantes à fréquenter les lieux. Le sourire accroché aux lèvres, la femme sans-abri de 33 ans accepte sa période d’itinérance comme une leçon de vie. Elle est déterminée à décrocher son diplôme d’études secondaires.

«Je ne voulais pas venir au centre de jour par orgueil, mais j’avais besoin d’aide, dit celle qui a dormi dehors tout l’été dernier. Alexandra m’aide beaucoup. Je voudrais devenir préposée aux bénéficiaires. Je sais que je serai utile.»

Mme Thibault veille sur tous ces usagers comme un ange gardien, souvent plus de 12 heures par jour. «Je tiens à ce que tout soit cohérent. On part un projet, c’est important!, s’exclame-t-elle. Mon travail est très stimulant. Je côtoie une clientèle souvent difficile et complexe, mais j’aime ça.»

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jessika bouchard
jessika bouchard
1 année

bonjour je suis une femme de 33 ans presentement enceinter de 9 sem actuellement en couple depuis plus de 5ans nous sommes itinerent depuis peut de temps nous avons besoin daide , nous avons heberger tout recament lauberge harris mais il nous ont mis a bout nous etions plus caâble de vivre dans un endroit mesquein , nous ne consommons pas de drogue nous somme un couple maintenant stable nous travaillons tout les deux mais nous vivons un moment de crise et nos alternative sont tres faible pourriez vous nous aider nous somme de st-jean , jai tenter davoir votre numero pour vous joindre ainsi quune adresse mais je ne trouve pas sur votre site , je travaille actuellement au carrefour jeunesse emplois vous pouvez me joindre en tout temps au cje car je nest aucun numero auquelles autre vous pouvez me joindre la secretaire me connais donc juste nommer mon nom jessika bouchard et me donne vos coordonnee pour que je puisse discuter avec vous , pour le moment je tente tout les moyens que je peut afin dobtenir de laide ,,, donc merci a vous en esperent que nous serons repondue du mieux que vous le pourrez merci et bonne journee