Un pygargue s’installe à l’île Sainte-Thérèse

Photo de Gilles Berube
Par Gilles Berube
Un pygargue s’installe à l’île Sainte-Thérèse

Depuis quelques semaines, un pygargue à tête blanche a élu domicile dans un arbre de l’île Sainte-Thérèse, à quelques coups d’aile de la rivière. Ironiquement, il a emménagé près de la rue des Balbuzards, une espèce avec laquelle il est parfois confondu.

Le pygargue à tête blanche est un rapace dont l’aire de répartition couvre presque toute l’Amérique du Nord, de la Floride à l’Alaska. Au Québec, on le retrouve principalement dans les régions côtières, observe Renée Gagnon, directrice générale de CIME Haut-Richelieu. La principale concentration se trouve à l’île d’Anticosti et sur la Côte-Nord. Dans le passé, on le voyait dans la région uniquement pendant la période de migration.

Dans le Haut-Richelieu, il était encore une rareté il n’y a pas si longtemps, précise Réal Boulet, ornithologue. Il explique que depuis quelques années, on peut en observer tout le long du Richelieu. Lundi, M.  Boulet en a repéré trois dans le secteur de Venise-en-Québec.

Notre interlocuteur ajoute qu’il est possible que certains les confondent avec d’autres rapaces. Les jeunes pygargues acquièrent leur plumage adulte vers quatre ou cinq ans. Jusque-là, il n’a pas la tête ni la queue blanches qui le caractérisent.

Selon un résidant de l’île Sainte-Thérèse, notre sujet a pris ses habitudes à l’île Sainte-Thérèse en 2016. Son plumage était alors brun. Il revient toujours à la même période pour une période d’environ un mois. Tous les soirs, entre 19h30, 20 heures, il revient se percher sur le même arbre. Il le quitte au petit matin pour revenir en soirée.

Alimentation

Emblème des États-Unis, le pygargue est appelé à tort aigle à tête blanche. Il se distingue de l’aigle par son régime alimentaire composé essentiellement de poissons, peut-on lire sur le site Wikipedia. C’est pour cette raison qu’il niche le long des côtes maritimes, des rivières et des lacs. L’île Sainte-Thérèse est donc un endroit de prédilection pour lui.

En raison de son plumage brun pâle, le jeune pygargue est parfois confondu avec le balbuzard, un autre rapace pêcheur. Cependant, ce dernier a la poitrine, le ventre et les aisselles blancs. En outre, le balbuzard plonge dans l’eau pour capturer ses proies alors que le pygargue effleure la surface de l’eau pour le faire.

C’est gros, un pygargue. La taille de la femelle est 25% plus imposante que celle du mâle. Juché sur une branche, il a une hauteur variant entre 71 et 96 centimètres, selon le site du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. C’est entre 30 pouces (la hauteur d’une table) et 36 pouces (un comptoir de cuisine). En vol plané, l’envergure de ses ailes varie de 170 à 245 centimètres. C’est huit pieds. C’est un peu comme une feuille de contreplaqué qui vous passe au-dessus de la tête. D’ailleurs, le pygargue à tête blanche est l’oiseau qui construit les nids les plus imposants de tout le continent.

Enfin, bien qu’on le rencontre plus fréquemment, le pygargue à tête blanche est tout de même considéré comme une espèce vulnérable au Québec, selon le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

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Jean Tardif
Jean Tardif
4 années

Oui en effet et j’ai eu la chance de le prendre en photo , il est magnifique et en bonne santé!!!…..

Annie Vaillancourt
Annie Vaillancourt
3 années
Répondre à  Jean Tardif

M. Tardif, j’aimerais communiquer avec vous pour discuter de vos superbes photos dans MétéoMédia.
Pouvez-vous m’envoyer un courriel à availlancourt@live.com, s’il-vous-plaît?
Merci.