La Ville de Saint-Jean lance un appel de projets pour le site de l’ancienne usine Hart Battery

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Par Gilles Berube
La Ville de Saint-Jean lance un appel de projets pour le site de l’ancienne usine Hart Battery
(Photo : Capture Google Earth)

La Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu entreprend un processus d’appel de projets pour le site de l’ancienne usine Hart Battery, coin Bouthillier et Saint-Georges, à la limite du quartier Saint-Edmond.

Construite au début du 20e siècle, l’usine a été occupée par un fabricant de batteries d’autos jusque dans les années 80. Le bâtiment a ensuite logé une usine de couture et même une usine de bonbons avant d’être abandonné en 1994. En 2002, il a été ravagé par un incendie. La Ville a alors décidé de nettoyer le site pour des raisons de sécurité. Elle s’est approprié du terrain dans les années qui ont suivi.

En 2010, la ministre québécoise de l’Environnement, Line Beauchamp, était venue annoncer une aide gouvernementale pour décontaminer le site. Il était alors prévu de convertir le terrain à des fins résidentielles. La subvention avait été accordée à la condition que les futurs bâtiments respectent la norme Novoclimat. Les travaux de décontamination ont été réalisés l’année suivante, puis… rien.

Il ne se passe rien avec ce terrain depuis près d’une décennie. Pour le mettre en valeur, la Ville doit réaliser des travaux d’infrastructures sur la rue Saint-Georges, entre la rue Bouthillier et le boulevard du Séminaire. Il lui faut séparer les égouts et reconstruire l’aqueduc. Ce ne sera pas nécessairement un chantier majeur puisqu’il s’étendra sur 400 mètres. Il est prévu dans le programme triennal d’immobilisations.

Le site est décontaminé depuis 2011.

Projet

Depuis quelques années, la Ville avait un projet dans ses cartons. En fait, c’était celui de la Commission scolaire. Celle-ci avait un œil sur le site pour y construire un nouveau centre de formation professionnelle, qui aurait ainsi été à une centaine de mètres de l’École professionnelle des métiers. Ce centre aurait regroupé les programmes présentement enseignés à la polyvalente Armand-Racicot en plus de la formation à l’école La Relance. Cette année, elle y a ajouté le déménagement de son centre administratif. Le projet n’a pas été retenu dans le Plan québécois des infrastructures.

La Commission scolaire n’a jamais identifié le site qu’elle visait, pas plus que la Ville n’avait révélé quel organisme avait un intérêt pour son terrain. L’administration municipale a décidé qu’elle n’attendait plus. À sa dernière séance, le conseil municipal a adopté une résolution mandatant le Service de l’urbanisme, de l’environnement et du développement économique pour lancer un appel de projets visant la mise en valeur du site.

Le préambule de la résolution précise que l’immeuble se trouve à l’intérieur du périmètre du plan particulier d’urbanisme du centre-ville. Il est prêt à la construction. La Ville compte réaliser les travaux d’infrastructures nécessaires en 2021. Enfin, il note que le projet de développement qui était en vue ne semble pas se concrétiser. Le conseil demande de recevoir un rapport sur les projets qui auront été soumis avant le mois de novembre prochain.

Notons que le terrain de la Ville est adjacent à un terrain industriel vacant situé entre les rues Collins et Mercier. Il appartient à la compagnie SABEC, une société détenue par la famille Savoy, des Entreprises Dominion Blueline. Ensemble, les deux immeubles forment l’équivalent d’un quadrilatère.

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Line
Line
3 années

Bonjour je verrais super bien jardin urbain

Line
Line
3 années

Jardin urbain

Josiane Ouellette
Josiane Ouellette
3 années

On devrais avoir une récreathèque a st jean