La probabilité d’inondation est presque nulle

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Par Gilles Berube
La probabilité d’inondation est presque nulle
(Photo : Archives Le Canada Français)

Trois semaines après l’amorce de la crue printanière, la probabilité d’une inondation du Richelieu et du lac Champlain est presque nulle. Le niveau est stable depuis la mi-mars. Les autorités municipales se font rassurantes tout en continuant de suivre la situation.

La crue printanière s’est amorcée au tournant du mois de mars, ce qui correspond à la normale saisonnière. Le niveau de la rivière et du lac Champlain étaient à ce moment une dizaine de centimètres au-dessus de la médiane saisonnière.

Pendant une dizaine de jours, le niveau a progressé rapidement, plus rapidement que la courbe de la normale. Cependant, les conditions ne laissaient pas présager une crue importante. Depuis environ la deuxième semaine de mars, le niveau se maintient à un plateau autour des 29,40 mètres à Saint-Jean-sur-Richelieu. Il oscille en dent de scie au gré des précipitations et des vents du nord et du sud. Le scénario est le même au lac Champlain. En étant stable, le niveau se rapproche de la normale.

En début d’après-midi, ce jeudi 2 avril, le niveau était à 29,43 mètres à Saint-Jean et à 29,79 à Philipsburg, selon les stations hydrométriques d’Environnement Canada. À Saint-Jean, le seuil d’inondation mineure est de 30,10 mètres alors qu’il est de 30,61 mètres à Philipsburg. Le niveau est à deux pieds des inondations à Saint-Jean et à plus de trente pouces à la baie Missisquoi.

Probabilité

Au même moment, le niveau se situait à 29,84 mètres (97,91 pieds) à Rouses Point, New York, selon le site du Service météorologique national (NSW) des États-Unis. Signe que la situation n’est pas préoccupante, le NWS diffuse ses prévisions aux deux semaines, comparativement à des prévisions hebdomadaires, à cette période-ci de l’année. Les dernières dates du lundi 30 mars.

À toutes fins utiles, le NSW calcule que la probabilité d’atteindre le seuil d’inondation mineure de 100 pieds est nulle. Elle est de moins de 5% pour le niveau 99,5 pieds et de l’ordre de 7% pour le niveau de 99 pieds. Si une telle situation se produit, ce serait au cours de la dernière semaine d’avril et de la première de mai, selon les conditions actuelles. Cette période correspond au pic normal de la crue.

Actuellement, les réserves d’eau sous forme de neige sont sous la normale dans les Montagnes vertes du Vermont. Au mont Mansfield, l’épaisseur de la couche de neige était de 58 pouces comparativement à une moyenne de 68 pouces pour un 4 avril. Il n’y a pas eu de chute de neige significative depuis le début de mars. En moyenne, la température s’y maintient sous le point de congélation de la mi-novembre à la fin de mars. Cette année, le point de congélation a été dépassé à environ 35 reprises.

Malgré sa mobilisation pour la pandémie, l’Organisation municipale de sécurité civile (OMSC) de Saint-Jean-sur-Richelieu suit la situation de près. Son plan d’intervention est en marche depuis le début du printemps. L’OMSC assurera une coordination vigilante des services ainsi qu’une présence préventive sur le terrain aux secteurs les plus névralgiques du territoire, en cas de besoin.

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Bob
Bob
4 années

Ils jouent avec les barrages le niveau a baissé de 6 po dans une nuit.

Chantal Houle
Chantal Houle
4 années

Est ce que la Rivière Missisquoi produit des inondations printanières vers Abercorn?