Des coquerelles dans leurs appartements depuis un an

Valérie Legault
vlegault@canadafrancais.com

Des coquerelles dans leurs appartements depuis un an
Jean-Claude Harpin, François Laroche, Mélissa Larocque et Mélissa Gilbert dénoncent l'infestation de coquerelles dans leur logement du boulevard Gouin. (Photo : (Photo Le Canada Français - Laurianne Gervais-Courchesne))

Elles sont partout: dans le micro- ondes, le réfrigérateur et la cuisinière. Depuis un an, des coquerelles prolifèrent dans un immeuble à logements du boulevard Gouin. Ses locataires sont excédés que la situation perdure depuis si longtemps. 

Les occupants de l’immeuble sont à court de solutions pour tenir les insectes indésirables à l’écart. Les coquerelles sont surtout actives à la noirceur. Un locataire, Jean-Claude Harpin, garde toutes ses lumières allumées avant de partir travailler la nuit. À son retour, il en retrouve toujours quelques-unes cachées dans ses appareils électroménagers.

Dix-sept locataires ont signé une pétition pour exiger que le gestionnaire de l’immeuble éradique la vermine une fois pour toutes. « Il ne nous croyait pas au début. Je lui ai envoyé une mise en demeure, mais il n’est jamais allé la chercher », se désole M. Harpin.

Asthme

Selon M. Harpin, cinq locataires ont quitté l’immeuble depuis le début de l’infestation. Un déménagement coûte cher dans ces conditions. « Si je vais ailleurs, je ne peux pas amener aucun de mes meubles avec moi », déplore-t-il.

Les conséquences sont nombreuses sur la vie des locataires. L’homme de 70 ans n’a pas vu ses petits-enfants depuis quatre mois. Ils lui manquent énormément. « Ma fille va vouloir me tuer si je fais entrer des coquerelles chez elle! » s’exclame-t-il.

Mélissa Larocque a découvert que la présence de blattes dans son loyer lui fait faire des crises d’asthme et lui donne des nausées. Selon Santé Canada, le contact avec des excréments de coquerelles peut provoquer des problèmes respiratoires. Les blattes peuvent aussi transmettre des maladies après avoir circulé dans des ordures et les égouts. « Je suis devenu paranoïaque. Elles sortent par le drain du bain et des lavabos », enchaîne M. Harpin.

Dispendieux

Le gestionnaire de l’immeuble, Jean-Claude Baldacchino, affirme prendre la situation très au sérieux. Il confirme que les coquerelles sont présentes dans l’immeuble depuis plus d’un an. « On met tous les moyens pour pouvoir régler le problème, assure-t-il. Je ne compte plus le nombre de fois où les exterminateurs sont venus. Le problème n’est toujours pas réglé et on frise les 10 000$ de frais. C’est difficile sur le plan financier. »

Le plan initial consistait à traiter seulement les appartements où les blattes sont apparues, mais la contamination s’est propagée à l’ensemble de l’immeuble. « On m’a expliqué que les coquerelles ont développé une immunité aux produits appliqués. Les exterminateurs ont traité l’immeuble au complet avec un nouveau produit auquel les coquerelles ne sont pas habituées et qui semble mieux fonctionner », indique M. Baldacchino.

Positif

Selon le gestionnaire, la compagnie d’extermination est revenue le 7 octobre. « Nous sommes passés à travers l’ensemble des appartements et le constat était plutôt positif. Excepté un appartement au troisième niveau, aucun des appartements visités ne présentait de problème de contamination. Le traitement effectué il y a deux semaines a fait son effet et il n’y avait que des coquerelles mortes. Les résultats de ce nouveau traitement sont donc encourageants », dit-il.

Le règlement sur les nuisances, la salubrité et la sécurité de la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu n’a pas de disposition qui concerne l’intérieur des logements et la présence d’insectes indésirables. En revanche, le Service de l’urbanisme peut répondre à des plaintes semblables, dans la mesure de ses pouvoirs. Il suggère aux locataires qui sont aux prises avec des coquerelles de formuler d’abord une mise en demeure à leur propriétaire incluant une date d’échéance pour régler le problème.

Si aucune action n’est entreprise, les locataires peuvent s’adresser au Tribunal administratif du logement. Un inspecteur du Service de l’urbanisme pourra alors venir faire une inspection visuelle des lieux. Il ne s’agit pas d’un rapport d’expertise, mais bien d’un constat pour étoffer la plainte.

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St-Pierre Lyne
St-Pierre Lyne
7 mois

Bonne Chance……

Le propriétaire qui a le FRONT de ne pas aller chercher la Mise en Demeure……..

Je viens de vivre une situation semblable…..

C’est une INSULTE à Notre Intelligence