À 9 ans, elle court 30 km pour soutenir ses deux amies

À 9 ans, elle court 30 km pour soutenir ses deux amies
Mackenzie Ward, Célia Périard et Chloé Paquette courent ensemble près du Domaine Trinity. Chloé et Mackenzie ont accompagné Célia dans ses derniers mètres de course.  (Photo : (Photo Le Canada Français - Jessyca Viens Gaboriau))

Geste de fraternité et solidarité: Célia Périard, âgée de 9 ans, a décidé de se lancer dans un défi de course de 30 km afin de récolter de l’argent pour l’Hôpital Sainte-Justine, là où ses amies Chloé Paquette et Mackenzie Ward reçoi- vent des soins contre la leucémie. La jeune fille a voulu poser un geste pour ses amies qui viennent de revenir sur les bancs d’école après un an de traitements médicaux. Après avoir couru pendant 31 jours, elle a réussi à récolter 3000$ afin de soutenir la recherche en oncologie. 

« Ma mère m’a dit qu’il y avait une course pour l’hôpital. Comme les amies faisaient partie de cette fondation-là, j’ai voulu les aider parce qu’elles sont très gentilles avec moi. On est dans la même classe. Parfois, c’était difficile de courir tous les jours, mais comme c’était pour elles, ça me motivait. J’ai eu beaucoup d’encouragements des amis et de la famille », raconte Célia Périard.

De son côté, la mère de Célia, Anne-Marie Auray, se dit très fière de voir sa fille s’impliquer auprès de sa communauté. Elle souligne surtout la vague de solidarité que ce geste a fait déferler sur d’autres enfants de la classe qui ont parfois accompagné Célia.

L’amitié

Mackenzie Ward et Chloé Paquette se connaissent depuis la maternelle. Elles sont voisines. Elles ont partagé le même casier et, l’année suivante, elles se sont retrouvées dans la même classe. Par un hasard de la vie, en 2023, elles ont reçu un diagnostic de leucémie à quelques mois de différence. Les familles se sont encouragées mutuellement lors des allers-retours au CHU Sainte-Justine à Montréal.

Célia a croisé le chemin de Chloé et de Mackenzie en deuxième année primaire. Pendant plusieurs mois, les trois filles ont joué ensemble durant les récréations. Lorsque ces dernières ont quitté l’école pour séjourner à l’hôpital, Célia a gardé contact avec elles par vidéoconférence. Aujourd’hui, elles ont à nouveau la chance de jouer ensemble à l’école Sacré-Cœur, située dans le secteur Iberville.

« On est retournés à l’école depuis un mois. On va aussi à la piscine et on fait du vélo. On n’a pas encore le droit de sauter ou de faire l’éducation physique. Parfois, quand je reviens à la maison, je suis fatiguée, mais ça va. J’avais hâte de revenir à l’école. Quand je suis revenue, tout le monde s’est mis à crier mon nom. Une petite semaine après, Chloé est arrivée. On va encore à l’hôpital, mais beaucoup moins qu’avant », raconte Mackenzie Ward.

La suite

Aujourd’hui, Chloé Paquette et Mackenzie Ward sont toutes deux en rémission. Leurs mères, Marike Turmel et Jessie LaDurantaye, se disent contentes de retrouver leur quotidien. Elles font un retour progressif au travail alors que les deux filles fréquentent l’école à temps plein, à l’exception d’un jour à toutes les trois semaines pour des traitements de chimiothérapie à l’hôpital.

« On a fini la première partie du traitement qui se passe à l’hôpital. On était dans la deuxième qui s’appelle la consolidation et on est rendues dans la dernière phase qui s’appelle la maintenance qui va durer toute l’année prochaine. Les traitements vont bien. On peut dire que maintenant, on a plus de gestion de pilules à faire à la maison », affirme Jessie LaDurantaye. 

Les deux mères qui sont devenues aujourd’hui de bonnes amies affirment qu’après un an de traitements, leurs priorités ont changé. « Avant, il y avait plus de choses qui nous stressaient, mais maintenant, on est plus dans le laisser-aller. Dans le sens que je ne sais pas ce que ma semaine prochaine va être, et c’est correct. Nos priorités ont été remises en question. Notre rythme de vie est moins effréné. On gère une journée à la fois et une situation à la fois », affirme Marike Turmel.

Alors que les filles sont en train de finir leur année scolaire, les mamans ont certaines craintes face au retour en classe à l’automne.« Les virus vont plus circuler avec le retour du froid. On est sûres que ça va bien se passer, mais on reste vigilantes. On apprend à donner de plus en plus d’espace à nos filles », affirme M. LaDurantaye.

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