Le directeur parlementaire du budget dit qu’il n’est pas muselé par le gouvernement

La Presse Canadienne
Le directeur parlementaire du budget dit qu’il n’est pas muselé par le gouvernement

OTTAWA — Le directeur parlementaire du budget, Yves Giroux, affirme ne pas se laisser «museler» par les libéraux fédéraux sur les données économiques liées à l’impact de la tarification du carbone.

M. Giroux a dit vouloir clarifier la situation après avoir créé un malentendu lors d’une réunion du comité il y a deux semaines.

Le 3 juin, il a été interrogé sur son analyse de la tarification du carbone devant le comité des finances de la Chambre des communes, après avoir reconnu plus tôt ce printemps que son analyse initiale était erronée.

Lors de cette rencontre, il a convenu avec le député conservateur Marty Morantz que les libéraux l’empêchaient de parler des données gouvernementales.

Mais lors d’une autre réunion du comité lundi, lorsque le député libéral Charles Sousa a demandé à M. Giroux de confirmer cette affirmation, il a déclaré que c’était une erreur.

Il indique qu’il ne devait pas divulguer les données réelles qu’Environnement et Changement climatique Canada lui avait fournies pour préparer son analyse, mais qu’on ne l’a pas empêché d’inclure les données dans son analyse.

Les documents comprennent un certain nombre de feuilles de calcul sur les données sur le PIB et les émissions, basées sur des modèles économiques et climatiques de l’impact de la tarification du carbone.

Le gouvernement avait auparavant refusé de rendre les données publiques, affirmant qu’elles ne révélaient qu’une partie de la réalité sans prendre en compte les impacts économiques positifs des investissements climatiques et des remises sur les émissions de carbone ni les impacts économiques négatifs des changements climatiques eux-mêmes.

Les feuilles de calcul ont été publiées jeudi dernier au moment même où les conservateurs déposaient une motion exigeant leur publication.

Les données ont montré qu’avec la tarification du carbone, les émissions du Canada seront inférieures de 12 % en 2030 à ce qu’elles seraient sans cette tarification, une différence qui équivaut à environ 78 millions de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre.

Sur le plan économique, la tarification du carbone réduira le PIB national de 0,9 %, soit 25 milliards $. Les conservateurs affirment que les libéraux ont refusé de divulguer les données parce qu’elles confirment que la tarification du carbone a un impact économique négatif.

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