Martin Trahan au pied des Rocheuses américaines

Martin Trahan au pied des Rocheuses américaines

Un mois après le départ, Martin Trahan entame un long portage de 600 kilomètres dans les montagnes entre l’Idaho et le Montana.

Crédit photo : Photo courtoisie- Jillian A. Brown

L’aventurier Martin Trahan a déjà parcouru près de 800 kilomètres en canot aux États-Unis depuis son départ en mai. Il est maintenant au pied des Rocheuses américaines, où il débute un long portage de 600 kilomètres.

Il a mis son embarcation à l’eau dans l’océan Pacifique, plus précisément à Astoria, en Oregon. Il ne rangera pas sa pagaie avant d’atteindre Miami l’automne prochain.

C’est le périple de 7000 kilomètres dans lequel s’est lancé le canoteur de Saint-Jean-sur-Richelieu, le 28 avril dernier. Un mois après son départ, il raconte les premières heures de son aventure avec fébrilité.

«Le jour 1 est toujours l’un des plus beaux du voyage, car c’est la concrétisation de plusieurs mois d’efforts, indique l’homme de 37 ans. Nous avons mis à l’eau à la marée montante. Nous étions entourés par d’immenses cargos, mais surtout par des centaines de lions de mer. Ils étaient simplement curieux, mais j’avais vraiment peur de me faire mordre.»

Dix livres en moins!

Au moment de l’entrevue, il se trouvait à Lewinston en Idaho. Déjà dix livres en moins, il avoue que les premières semaines ont été ardues.

«Nous y avons goûté, s’exclame-t-il. Le niveau de l’eau était huit pieds plus haut qu’à l’habitude. Nous avions de très fortes marées au départ. C’était difficile.»

Avec une rythme de 35 kilomètres par jour en moyenne, Martin Trahan et sa coéquipière Jillian A. Brown ont remonté les rivières Columbia et Snake. Les paysages côtiers ont cédé leur place aux gorges et aux canyons, puis au désert qui leur rappelait les aventures de Lucky Luke.

Frousse

Celui qui est habitué à la présence d’ours et d’orignaux a vécu sa première véritable frousse animalière sur les berges de la rivière Columbia. «Je suis debout sur quelques petits troncs d’arbre, raconte-t-il. On entend clairement un serpent à sonnettes agiter sa queue. Je prends une fraction de seconde pour essayer de le repérer, une autre fraction pour me rendre compte que je lui marche dessus, une dernière fraction de seconde pour me dire: «merde c’est comme ça que ma vie se termine». Je fais un pas de côté, un peu paniqué, j’examine minutieusement mes chevilles et mollets, aucune trace de morsure.»

Cette frayeur a donné une bonne leçon au duo qui a eu l’occasion de recroiser plusieurs serpents à sonnettes depuis ce jour. «Pour un adulte en santé, les conséquences d’une morsure ne sont pas mortelles si on obtient des secours rapidement. Cela devient un problème pour nous, car nous sommes loin de tout. Il faudrait activer notre balise de secours. On survivrait, mais j’aurais mal à mon portefeuille», rigole-t-il.

Portage

Un mois après son départ, le canoteur fait maintenant face à l’un des plus grands défis du voyage. Pour atteindre le fleuve Missouri, à Helena, au Montana, il doit traverser les montagnes. Il a calculé qu’il lui faudrait trois semaines pour transporter son matériel et son embarcation avec deux chariots sur 600
kilomètres.

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