L’ancienne usine d’Olymel vendue pour 8 M$

Par Stéphanie MacFarlane
L’ancienne usine d’Olymel vendue pour 8 M$
Fermée depuis le 12 novembre dernier, cette usine d’Henryville, qui appartenait jusqu’à tout récemment à Olymel, aura de nouveaux occupants. (Photo : Le Canada Français - Jessyca Viens-Gaboriau)

L’ancienne usine d’Olymel, qui a fermé définitivement ses portes le 12 novembre dernier, à Henryville, a un nouveau propriétaire. L’établissement, incluant ses équipements, a été récemment vendu au coût de 8 M$. Une entreprise spécialisée dans la fabrication et la distribution de sandwichs et de plats préparés s’y établirait.

«La vente est conclue. Je ne peux pas donner les détails. Pour nous, ça reste une transaction privée», souligne Richard Vigneault, responsable des communications corporatives chez Olymel. Il ajoute que l’entreprise a fait affaire avec un courtier pour la vente.

«On s’est entendu avec le meilleur acheteur. Il se fera connaître, mais c’est quelqu’un qui veut reprendre des activités dans cette usine», poursuit-il.

Projet
L’acquéreur est une compagnie à numéro créée le 20 octobre dernier et qui compte trois propriétaires. Ceux-ci loueraient le bâtiment à Distribution Le Perco, actuellement établie à Saint-Hyacinthe. L’entreprise se spécialise dans la fabrication et la distribution de sandwichs et de plats préparés. Malgré plusieurs tentatives, il n’a pas été possible de joindre le président de Distribution Le Perco, Patrick St-Onge, pour avoir plus de détails, notamment sur le projet, l’échéancier et la création d’emplois.

La transaction a été officialisée devant un notaire de Saint-Hyacinthe le 7 décembre. Le prix de vente de 8 M$ est ventilé, soit 235 000 $ pour le terrain de 235 000 pieds carrés, 7 265 000 $ pour le bâtiment et 500 000 $ pour l’équipement. Avec les taxes applicables, la valeur de la transaction s’élève à près de 9,2 M$.

Emplois
Cette transaction s’inscrit en marge de la fin des activités d’Olymel à Henryville. L’usine de surtransformation, spécialisée dans la production de bacon, a fermé ses portes le 12 novembre. «Notre décision a été prise pour les raisons évoquées lors de l’annonce», souligne Richard Vigneault.

En septembre dernier, l’entreprise indiquait avoir évalué ses capacités et ses besoins dans ce secteur de production. Olymel avait conclu qu’elle disposait déjà des installations nécessaires pour répondre à la demande de sa clientèle. De plus, les coûts associés à la poursuite de ses activités à Henryville n’auraient pas permis à cet établissement d’atteindre la rentabilité.

La direction d’Olymel annonçait aussi que les 29 travailleurs touchés par la fermeture pourraient être mutés dans d’autres établissements de l’entreprise. «Tous les employés qui le souhaitaient ont conservé leur emploi chez nous. On est en période de recrutement», poursuit M. Vigneault. Ce dernier précise qu’une quinzaine de travailleurs ont accepté cette offre et ont été transférés.

Historique
Olymel avait acquis cette usine d’Agromex (F. Ménard) en janvier 2020 pour la somme de 5 188 600 $. Cet achat s’inscrivait dans une vaste transaction au cours de laquelle Olymel a acquis la division porcine de F. Ménard.

Ce bâtiment industriel de la route 133 était exploité depuis 2011. L’usine a été initialement construite en 2009 par Viandes Paquette, propriété de la famille Paquette. Un mois avant son ouverture, elle a été rasée par un incendie. Les installations ont été complètement reconstruites en janvier 2011.

En 2015, la famille Paquette a cessé progressivement les activités de son usine de transformation. Cela a causé la perte de 80 emplois. Toujours en 2015, elle a été rachetée par F. Ménard. Cette transaction devait mener à la création d’une soixantaine d’emplois dans les trois années suivantes.

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