Saint-Jean, championne de la hausse du prix des maisons

Par Stéphanie MacFarlane
Saint-Jean, championne de la hausse du prix des maisons
Le prix médian des maisons unifamiliales vendues en mars à Saint-Jean-sur-Richelieu est 430 000$. (Photo : Le Canada Français - Jessyca Viens-Gaboriau)

La pandémie a laissé sa trace sur la valeur des résidences unifamiliales à Saint-Jean-sur-Richelieu. En un an, le prix médian a bondi de 46% pour atteindre 430 000$. Cette augmentation fait de la ville la championne de la hausse du prix des maisons dans le Grand Montréal.

En mars 2020, le prix médian d’une résidence unifamiliale à Saint-Jean-sur-Richelieu se situait à 295 000$. Ce chiffre reposait sur 132 transactions, selon la base de données provinciale Centris des courtiers immobiliers.

Un an plus tard, le prix médian des 139 transactions réalisées en mars 2021 se fixe à 430 000$. Rappelons que le prix médian indique que la moitié des transactions ont été conclues à un prix inférieur et l’autre moitié, à un prix supérieur. À titre comparatif, le prix médian entre mars 2019 et mars 2020 n’a augmenté que de 11 000$.

Championne
Si la hausse des prix des maisons unifamiliales n’est pas unique à Saint-Jean-sur-Richelieu, c’est toutefois sur le territoire qu’elle se fait le plus sentir dans le Grand Montréal.

Entre mars 2020 et mars 2021, le prix médian a bondi de 106 000$ (+35%) sur la Rive-Nord, de 128 000$ (+35%) à Vaudreuil-Soulanges, de 179 500$ (+33%) sur l’île de Montréal, de 107 250$ (+28%) à Laval et de 105 000$ (+28%) sur la Rive-Sud. Pour l’ensemble de la région métropolitaine de Montréal, le prix médian a augmenté de 116 000$ (+32%) en un an. Au Québec, le prix médian a augmenté de 27%, passant de 280 000$ à 355 000$.

Cette surchauffe du marché inquiète l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ). «Avec des conditions de marché toujours fortement à l’avantage des vendeurs, les prix médians continuent leur envolée, ce qui augmente les risques de dérive du marché vers la surévaluation, surtout dans ce contexte économique particulier dont les perspectives sont encore incertaines», écrit l’APCIQ dans un communiqué.

Baisse de l’offre
Le marché immobilier de Saint-Jean-sur-Richelieu était déjà en ébullition avant la pandémie, mais dans une moindre mesure. Avant la crise, les prix étaient en hausse. Depuis le premier trimestre de 2019, le nombre de maisons à vendre était en constante diminution, créant ainsi un déséquilibre à l’avantage des vendeurs. L’arrivée de la COVID-19 a causé un choc dans le domaine de la revente immobilière, le mettant quasi à l’arrêt pendant plusieurs semaines en avril.
La pandémie de COVID-19 semble avoir fait sauter le couvercle de la marmite. Les prix ont bondi. Et l’offre a dégringolé.

En mars 2020, 309 maisons étaient à vendre à Saint-Jean-sur-Richelieu. À cette époque, cette donnée était pratiquement historique. Le mois dernier, il n’y avait que 142 maisons offertes sur le marché de la revente.

Autres données
Mars 2021 se caractérise aussi par une légère hausse du nombre de transactions à Saint-Jean-sur-Richelieu. Les ventes totales, qui incluent les unifamiliales, les copropriétés et les plex (2-5 logements), ont augmenté de 8%, comparativement à mars 2020. Plus spécifiquement, les transactions des résidences ont cru de 5% pour se solder à 139 (contre 132 en mars 2020).

Les ventes globales sont en baisse dans deux secteurs périphériques de Montréal, soit à Laval (-14%) et sur la Rive-Nord (-5%). Les régions de Vaudreuil-Soulanges (+1%) et la Rive-Sud (+4%) ont connu une hausse plutôt modérée. À Montréal (+32%), l’augmentation a été nourrie par le marché de la copropriété.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
1 Commentaire
plus ancien
plus récent plus voté
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
MAURICE OUELLET
MAURICE OUELLET
12 jours

Cette situation se traduira par un manque inquiétant de logements sociaux a prix modiques. Dans la continuation de l implication sociale de l Eglise dans notre millieu l investissement des sommes importantes récupérées par la vente de nos batisses de culte seraient un bon apport pour soulager cette situation. Une belle marque de reconnaissance de l historique religieux de nos paroisses maintenant dissoutes.