Transdev se dote d’un simulateur haute technologie

Par Stéphanie MacFarlane
Transdev se dote d’un simulateur haute technologie
Isabelle Cantin expérimente le simulateur qui jumelle le réel et le virtuel, notamment avec ces trois grands écrans qui reproduisent le pare-brise avant et les fenêtres de côté, miroirs inclus. (Photo : Le Canada Français - Jessyca Viens-Gaboriau)

Conduire un autobus dans des conditions hivernales en plein mois de septembre, est-ce possible? C’est ce que permet le nouveau simulateur de conduite d’autobus qu’a développé Transdev pour former et exercer ses chauffeurs en toute sécurité. Il s’agirait d’une première québécoise.

L’entreprise située sur la rue Trotter à Saint-Jean-sur-Richelieu a développé son simulateur dans les derniers mois. Un autobus de type «coach» a été métamorphosé. Les 61 bancs ont été retirés et un système électrique, un climatiseur et des ceintures de sécurité ont notamment été mis en place. L’esthétisme intérieur, mais aussi celui de la carrosserie de l’autobus a été revu. L’habitacle du conducteur, qui permet à l’autobus de circuler sur la voie publique, a été conservé.

À l’arrière, un simulateur qui jumelle le réel au virtuel a été créé. Tout y est: siège, commandes, pédales, volant, mais aussi trois grands écrans qui reproduisent le pare-brise avant et les fenêtres de côté, miroirs inclus. À quelques pas de ce second habitacle se trouvent deux autres écrans.

L’un d’eux permet au formateur de sélectionner le scénario voulu: verglas, brouillard, vent, neige, pluie, soleil, glace, pente, embarquement et débarquement de passagers, présence de chevreuil, d’orignal, de piétons ou de cyclistes, trafic, etc. Les possibilités sont multiples et peuvent autant s’adapter pour les circuits scolaires, urbains qu’interurbains. Les deux autres écrans retransmettent en direct les données du simulateur. Tout est enregistré pour permettre le visionnement ultérieur. Cinq ordinateurs permettent au simulateur de fonctionner.

Le maître formateur Yves Leboeuf explique que le simulateur permet au formateur de sélectionner le scénario voulu, dont le verglas, le vent et la présence d’un chevreuil, d’un orignal, de piétons ou de cyclistes.

Conduite préventive
Yves Leboeuf, maître formateur chez Transdev, mentionne que des simulateurs existent dans des écoles, notamment pour l’aviation et la conduite de camions. «Un autobus comme ça? Je n’en ai jamais vu», dit-il. Transdev a adapté à sa réalité un simulateur utilisé pour la conduite de poids lourds.

L’outil servira à la formation des chauffeurs, mais aussi à les familiariser avec certains défis de la conduite. Cet automne, les quelque 500 conducteurs de l’entreprise s’exerceront en conduite hivernale préventive afin d’être prêts lorsque les premiers flocons tomberont.

Le simulateur est si près de la réalité que l’utilisateur ressent le glissement lorsque, par exemple, l’autobus glisse sur une plaque de glace, et quand les freins sont actionnés, le siège du conducteur bouge comme si on était au volant d’un vrai autobus, poursuit M. Leboeuf. «C’est la réalité de la route sur un gros jeu vidéo», ajoute la formatrice Annie Boisselle.

Accident
Le simulateur permettra aussi aux conducteurs impliqués dans un accident de la route de reproduire la manœuvre en cause. «Par exemple, si un chauffeur a souvent des accrochages en mode reculons, on va le faire pratiquer ici. C’est beaucoup plus économique et sécuritaire», ajoute Yves Leboeuf.

L’arrière de l’autobus compte quatre fauteuils et une table. L’espace permet de rencontrer le chauffeur pour lui donner une rétroaction, ou encore s’entretenir avec de futurs candidats.

Baptisé l’Académie Transdev, le simulateur va être utilisé dans les huit divisions de l’entreprise situées au Québec. Outre le coût de l’autobus, la métamorphose du bolide et la mise en place du simulateur représentent un investissement d’environ 350 000$. Enfin, soulignons que le simulateur est entièrement autonome. Il est doté de panneaux solaires lui permettant d’arrêter le moteur de l’autobus et ainsi de ne pas émettre de gaz à effet de serre lorsque le simulateur est en fonction.

MobiMe
Transdev a aussi lancé sa nouvelle application MobiMe qui permet à ses employés de consulter leur horaire de travail, de poinçonner leurs heures de service, de faire leurs demandes d’absence et de suivre leur rémunération.

«Cette application a été développée à l’international par Transdev, soit au Canada, aux États-Unis, en France et en Australie. On a travaillé au développement. On est les premiers au monde à déployer ce projet pilote», explique le gestionnaire de projets Marc-Olivier Gagné.

MobiMe est accessible par des bornes disponibles chez Transdev, mais aussi par ordinateur ou grâce à une application mobile. L’objectif est de donner aux conducteurs une plus grande liberté un accès à plus d’information, poursuit M. Gagné.

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<@CP>(Photo Le Canada Français − Jessyca Viens-Gaboriau)<@$p>

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