Gertrude-Lafrance frappé par la COVID-19

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Par Valerie Legault
Gertrude-Lafrance frappé par la COVID-19
C'est le branle-bas de combat au centre Gertrude-Lafrance où une équipe tactique a été déployée dès le jour un de l'éclosion. (Photo : Le Canada Français - Laurianne Gervais-Courchesne)

La COVID-19 n’avait pas dit son dernier mot au centre d’hébergement Gertrude-Lafrance. Le virus y fait un retour en force depuis le 22 mai. Onze patients combattent la maladie, de même que cinq membres du personnel. L’éclosion a déjà emporté un résident.

L’établissement n’en est pas à son premier assaut contre le coronavirus. Le mois dernier, une résidente avait été placée en isolement après avoir contracté la maladie. Elle s’en est sorti indemne et le virus ne s’était pas propagé ailleurs.

Cette fois, la zone rouge du CHSLD a dû être passablement agrandie pour faire de la place à tous les résidents infectés. «Une unité dédiée avec du personnel attitré» a été créée pour contenir l’éclosion, rapporte Martine Lesage, porte-parole du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Centre.

Le personnel soignant est aussi touché. Outre les cinq employés ayant reçu un diagnostic positif à la COVID-19, 16 autres ont été placés en retrait préventif après avoir eu des contacts étroits avec les personnes infectées. Il manque donc 21 personnes à l’appel d’un seul coup.

Dépistage
L’éclosion pourrait ne pas en rester là. «Un dépistage de tous les employés et de tous les résidents a été fait. Des résultats restent à venir», indique Mme Lesage.

Difficile d’identifier la cause de cette éclosion, ajoute-t-elle. Une enquête épidémiologique est en cours pour tenter de déterminer son origine.

C’est le branle-bas de combat depuis une semaine dans l’établissement du boulevard Saint-Luc. Une équipe tactique a été mise sur pied dès l’apparition du premier cas, vendredi dernier. Des gestionnaires supplémentaires ont été dépêchés sur les lieux pour suivre de près l’éclosion.

Contacter les familles
Du personnel en surplus est affecté au contact avec les familles ainsi qu’au soutien clinique. Un soutien psychosocial est également disponible tant pour les résidents et leurs proches que les employés pour répondre à leurs inquiétudes.

«Des agents en prévention des infections sont présents en permanence pour s’assurer que toutes les actions sont prises pour empêcher la propagation du virus.

Le port du matériel de protection est fait en tout temps dans l’établissement pour protéger les résidents et le personnel», ajoute la porte-parole.

Canicule
À cela s’ajoute la vague de chaleur que la majorité des résidents en CHSLD doivent endurer sans climatisation. Le mercure élevé est un autre ennemi sournois pour les aînés. En plus de ne pas ressentir la soif, ceux-ci peuvent se déshydrater très rapidement.

Au centre Gertrude-Lafrance, tous sont confinés dans leur chambre pour empêcher la propagation du virus. Martine Lesage assure que «des équipes dédiées s’assurent de leur offrir l’ensemble des soins et des services requis par leur condition de santé».

En date du 26 mai, la direction de santé publique de la Montérégie comptait 286 cas à Saint-Jean-sur-Richelieu depuis le début de la pandémie. Le nombre de personnes infectées reste faible dans la MRC du Haut-Richelieu, avec un total de 340 cas. On en compte 11 à Mont-Saint-Grégoire, neuf à Saint-Alexandre, neuf à Lacolle, six à Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix et cinq à Henryville. Les autres municipalités recensent toutes moins de cinq cas.

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