Une nouvelle aide pour les PME et OBNL frappés par la COVID-19

Par Stéphanie MacFarlane
Une nouvelle aide pour les PME et OBNL frappés par la COVID-19
(Photo : Le Canada Français - Archives)

Les entreprises du Haut-Richelieu, des Jardins-de-Napierville et de Brome-Missisquoi qui n’étaient pas admissibles aux différentes mesures et aides financières mises en place pour limiter les dégâts de la COVID-19 ont maintenant accès à de nouvelles sommes. Le gouvernement fédéral vient d’annoncer les détails du Fonds d’aide et de relance régionale (FARR) pour soutenir les économies locales, dont 71,3 M$ permettront d’aider les petites et moyennes entreprises (PME) et organismes à but non lucratif (OBNL) situés dans les régions.

Au Québec, le programme sera administré par les 67 Sociétés d’aide au développement des collectivités (SADC) et les centres d’aide aux entreprises (CAE). Et dans la région, c’est le CAE de la Haute-Montérégie (CAEHM), qui dessert l’ouest de la MRC Brome-Missisquoi, le sud de la MRC Haut-Richelieu et toute la MRC des Jardins-de-Napierville, qui s’en chargera.

«Ça fait plaisir de savoir qu’on va pouvoir aider, lance Mirette Tiani, la directrice générale du CAEHM. Au Québec, les 71 M$ vont nous permettre d’aider les entreprises qui sont en région rurale et semi-rurale à avoir accès à du capital.» Au moment d’écrire ces lignes, la ventilation du montant par région n’était pas disponible.

Mirette Tiani est la directrice générale du Centre d’aide aux entreprises de la Haute-Montérégie.

Pour ce volet, le prêt à taux d’intérêt avantageux est limité à 40 000$. L’aide doit être requise sur un maximum de six mois, répartis entre le 15 mars 2020 et le 31 décembre 2020. Les entreprises qui ont besoin de plus de 40 000$ doivent communiquer avec Développement économique Canada au Québec, qui a 140 M$ de disponibles pour la province dans le cadre d’un autre volet du FARR.

Prêt et aide
Mirette Tiani indique que le programme est dédié aux entreprises qui n’étaient pas admissibles aux autres aides financières lancées depuis le début de la crise de la COVID-19. «Ce sont pour les entreprises tombées dans les mailles du filet, soit les entreprises de proximité et celles en démarrage qui ne satisfaisaient pas les critères», poursuit-elle.

Les sommes distribuées permettront d’injecter du capital sous forme de prêts, mais également sous forme d’aide technique ou d’expertises spécialisées dans des domaines tels que l’adaptation aux mesures sanitaires, le développement de plan financier de continuité pour préparer l’avenir ou encore l’adoption des technologies pour le commerce en ligne.

Critères
Pour être admissibles, les demandeurs devront prouver qu’ils n’ont pas reçu les autres aides financières déjà en place. Les entreprises devront aussi démontrer qu’avant la COVID-19, elles étaient viables ou sur le point de l’être. «Pour les entreprises en démarrage, elles devront prouver que leur projet était prometteur», poursuit Mirette Tiani.

Les coûts admissibles sont ceux qui contribueront à stabiliser les PME et OBNL et à atténuer les répercussions de la COVID-19. «L’objectif est la stabilisation de l’économie, souligne Mme Tiani. Le but du programme est d’être complémentaire à ce qui existe pour aider le maximum d’entreprises.»

Il est possible de faire une demande dès maintenant, et ce, jusqu’au 31 mars 2021. Les projets sont étudiés en continu jusqu’à épuisement des fonds. Pour avoir plus d’information, Mirette Tiani invite les entrepreneurs à communiquer avec le CAEHM au 450 357-9800 ou à écrire à info@caehm.com.

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