Blanchet livre un discours féministe et très nationaliste à Saint-Jean

Par Louise Bédard
Blanchet livre un discours féministe et très nationaliste à Saint-Jean
C'est Saint-Jean-sur-Richelieu que le Bloc q choisi pour tenir le dernier rassemblement de la campagne. (Photo : Photo Le Canada Français - Julien Saguez)

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a livré un discours féministe et très nationaliste lors du dernier grand rassemblement de son parti, samedi soir, à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Devant quelque 300 personnes, dont une quarantaine de candidats, le leader bloquiste a conclu son allocution en évoquant la mémoire de René Lévesque et en lançant: «Demain, nous appartient», thème de la chanson d’une ancienne campagne péquiste.

Se référant aux propos de Jacques Parizeau, il a ajouté: «On a retroussé nos manches, on s’est recraché dans les mains, on a recommencé», pour résumer la campagne qui s’achève et laisserait entrevoir un retour en force du Bloc à Ottawa.

Femmes

Quatre candidates ont pris la parole avant que le leader bloquiste ne monte sur scène. Comme il se devait, c’est Christine Normandin, de Saint-Jean, qui a été la première. Parlant des candidats réunis par M. Blanchet, elle a dit qu’ils avaient tous les qualités pour faire de bons députés.

Christine Normandin, candidate dans Saint-Jean, a été la première à prendre la parole.

Andrée Laroche, candidate dans Shefford, a suivi ainsi que l’ancienne députée Claude de Bellefeuille qui en est à sa cinquième campagne électorale. Louise Chabot, présidente de la Central des syndicats du Québec de 2012 à 2018, a été la quatrième.

C’est Nancy Déziel, la conjointe de M. Blanchet, qui a présenté le chef du Bloc et donné le ton à une grande partie de son discours.

Il a réaffirmé l’égalité entre les hommes et les femmes. «Une nation, a-t-il dit, c’est un territoire, une langue, une culture, (…). Une nation est bien peu sans ses valeurs. Parmi ses valeurs, il y a l’égalité entre les femmes et les hommes.»

«Le Bloc québécois s’est donné un vaste programme, il est écologiste, il est progressiste, il est nationaliste. Il affirme que la nation devra à nouveau considérer se donner tous les attributs de la souveraineté.»

 Mandat

«Nous ne pervertirons pas le sens de notre mandat, mais nous resterons ce que nous sommes. Ce n’est pas en imposant, mais en écoutant, en modelant, en prenant la forme du rêve des Québécoises et des Québécoises que nous pourrons les amener à leur rythme, à leur heure, à se dire eux-mêmes, tout naturellement, que ce qu’ils veulent dans le fond, c’est vraisemblablement un pays.»

À l’avant-veille du jour de l’élection, M. Blanchet a choisi de livrer un discours t`res nationaliste.

En attendant, le 21 octobre n’a pas ce thème, reconnaît-il. «Nous l’aurons toujours dans le cœur et le temps viendra.» Dans l’intervalle, M. Blanchet réclame de justes compensations pour les agriculteurs pour la gestion de l’offre, le rétablissement des transferts en santé, un juste traitement pour les retraités, l’imposition d’une juste taxe à Netflix et les autres, la juste contribution des géants du web, la revendication des pouvoirs en immigration pour le Québec, la juste réforme de l’assurance-emploi, etc.

Il a plaidé que la plateforme du Bloc est plus internationale que celle des autres partis parce qu’elle reconnaît notre devoir envers la planète. «Le Canada est un pays pétrolier. (…) Le Canada est, à bien des égards, plus proche de l’Arabie saoudite ou de la Russie que du Québec», a-t-il soutenu.

Tout en soulignant la présence d’une équipe de télévision de la Catalogne, il a demandé au gouvernement canadien de dénoncer la répression contre les leaders catalans comme le gouvernement du Québec a eu le courage de le faire.

«Dans le respect des limites de notre mandat, nous pourrons de nouveau dire à nos amis écossais et nos amis catalans que la lutte à l’autodétermination, le Québec est de retour lundi», a-t-il déclaré soulevant l’enthousiasme de la salle.

Reprenant le thème de la chanson d’une ancienne campagne péquiste, M. Blanchet a lancé: « Demain nous appartient ».

 

Des militants de Saint-Jean mais aussi de plusieurs comtés de la grande région de Montréal étaient présents.

 

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Michel Grondin
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Michel Grondin

Quel autre parti peut se vanter d’avoir un chef de cette envergure ???!!!!