Alain Rayes fait campagne avec Martin Thibert

Par Louise Bédard
Alain Rayes fait campagne avec Martin Thibert
Alain Rayes, le lieutenant québécois du chef conservateur, faisait campagne mercredi après-midi avec Martin Thibert, à Saint-Jean.

Le lieutenant québécois d’Andrew Scheer, Alain Rayes, était à Saint-Jean mercredi après-midi pour faire campagne avec le candidat Martin Thibert.

Durant plus d’une heure, au Carrefour Richelieu, les deux hommes ont échangé avec les électeurs. À cinq jours du scrutin, toutes les énergies sont déployées pour faire pencher les indécis dans leur camp.

M.Rayes constate que 75% des gens n’ont pas encore voté et ont choisi d’attendre pour faire un choix. Plusieurs attendront même jusqu’à la dernière minute, analyse-t-il.

Il est convaincu que le discours de leur chef prononcé mardi soir, à La Prairie, aura une grande portée. M. Scheer a fait part de ses priorités pour le Québec. Il a déclaré avoir besoin de la nation québécoise au sein d’un gouvernement conservateur.

Martin Thibert ne croit que ce discours arrive trop tard. Fini le temps où un rouge était toujours un rouge et un bleu toujours un bleu, fait-il remarquer. Il pense que les gens aiment se faire courtiser de nos jours et qu’il n’est pas trop tard pour les convaincre.

«Il y a une convergence dans toutes les discussions, c’est que les gens sont tannés de Justin Trudeau», dit M. Rayes après avoir fait le tour des tables au centre commercial.

Bloc québécois

Les gens chercheraient maintenant à qui accorder leur vote. «Les courses, en région, au Québec, ça se passe entre les conservateurs et le Bloc Québécois», soutient M. Rayes

À ceux qui sont tentés de voter pour le Bloc québécois, il répond que ce parti ne pourra rien changer à Ottawa. «La question pour les gens de Saint-Jean: Est-ce que vous souhaitez être à la table des décisions avec Martin Thibert, un élu municipal qui a son entreprise, qui est impliqué dans la communauté, ou une représentante de la région de Montréal qui vient faire campagne ici.» Il fait référence à la candidate bloquiste Christine Normandin, originaire de Saint-Jean mais résidant à Montréal.

Il ajoute que si les Québécois veulent s’assurer qu’il n’y ait pas de contestation de la loi 21 sur la laïcité, il n’y a qu’une solution. Que les bloquistes soient 5, 10, 12, 78 à Ottawa, ils ne peuvent pas empêcher une contestation de la loi 21 parce que c’est un pouvoir qui appartient au premier ministre, plaide M. Rayes.

À quelques jours du scrutin Martin Thibert et Alain Rayes croient toujours pouvoir faire pencher la balance en faveur des conservateurs.

«On n’est pas dans des spéculations d’alliance. Notre chef a été catégorique. Pas besoin du Bloc québécois pour gouverner le Canada», répète-t-il.

«Les plaques bougent rapidement», estime le candidat dans Richmond-Arthabaska. Il dit percevoir un mouvement en faveur des conservateurs au Québec. «Tout s’aligne pour un gouvernement conservateur. Voulez-vous être à la table de décision? Oui ou non. Décidez.» Pour lui, c’est la question que doivent se poser les électeurs de Saint-Jean.

Questionné à savoir s’il n’avait pas trouvé le candidat Martin Thibert trop turbulent durant la campagne en référence aux opinions personnelles qu’il a exprimées. «J’aime mieux avoir un étalon que je se suis obligé de retenir que d’avoir quelqu’un que je suis obligé de pousser», répond-il.

 

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