Christine Normandin promet d’être la voix des agriculteurs

Par Louise Bédard
Christine Normandin promet d’être la voix des agriculteurs
Christine Normandin croit que la production locale assure le respect des normes environnementales et de salubrité. (Photo : Photo Le Canada Français – Jessyca Viens-Gaboriau)

La candidate du Bloc québécois, Christine Normandin, dit vouloir devenir la voix des agriculteurs du comté de Saint-Jean et travailler à faire progresser leurs intérêts à Ottawa.

Elle soutient que malgré une forte députation des libéraux du Québec, le gouvernement de Justin Trudeau a tout de même sacrifié la gestion de l’offre. Son parti entend s’opposer à toute nouvelle brèche.

Le mois dernier, lors d’un débat organisé par l’UPA, à Saint-Jean, elle a réitéré son appui au maintien de ce système de gestion qu’elle considère comme un pilier de l’agriculture québécoise.

Elle fait valoir qu’il permet aux citoyens d’avoir accès à des produits de qualité et à des prix raisonnables alors que les brèches prévues avec le nouvel ALENA ouvrent la porte à des produits américains de moins bonne qualité.

«On ne veut pas de ça chez nous. La production locale nous assure que les normes au niveau de l’environnement, de la salubrité, du bien-être animal, de la traçabilité et de la conformité sont respectées» plaide Mme Normandin.

Comme elle l’a signalé au débat de la Chambre de commerce, la candidate fait remarquer qu’aucune somme promise aux agriculteurs comme compensations à la perte de marché n’est encore prévue dans les tableaux financiers du budget fédéral.

Relève

La relève agricole, son endettement, sa fragilité financière face aux coups durs sont d’autres thèmes abordés par la candidate durant la campagne. «Une ferme par jour disparaît au Québec. C’est inacceptable, nous devons agir», déclare Mme Normandin.

Le Bloc québécois réclame pour les nouveaux producteurs un congé de cotisation aux programmes d’Agri-stabilité et Agri-protection» qui les indemnisent en cas de fluctuation des prix, mais qui s’avèrent coûteux. Il demande aussi au prochain gouvernement fédéral que la notion de transfert familial soit élargie et que l’exemption pour gain en capital soit augmentée lorsque la ferme demeure dans la famille.

Pour le Bloc québécois, la transition vers une agriculture plus verte nécessite un réinvestissement massif en recherche et développement et un soutien adéquat aux producteurs agricoles.

Travailleurs étrangers

Pour répondre aux besoins de main-d’œuvre, le Bloc revendique plus de flexibilité dans le programme de travailleurs étrangers temporaires et plus d’efficacité dans le traitement de leur dossier.

«Les travailleurs arrivent alors que la saison est déjà commencée, c’est insultant pour les agriculteurs qui ont un besoin important de main-d’œuvre», déplore Christine Normandin qui promet de travailler à l’amélioration du processus si elle est élue.

 

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