Nouveaux indices de défavorisation: plusieurs écoles primaires sont touchées

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Par Marie-Josée Parent
Nouveaux indices de défavorisation: plusieurs écoles primaires sont touchées
La révision des indices de défavorisation oblige le transfert d'une cinquantaine d'élèves de l'école Marie-Derome pour l'année 2019-2020. (Photo : Jessyca Viens-Gaboriau)

Les écoles primaires sont touchées par les nouveaux indices de défavorisation du ministère de l’Éducation. Certains établissements ne sont plus considérés défavorisés, alors que d’autres obtiennent le statut, ce qui modifie les ratios d’élèves dans les classes et le financement de certains services.

Québec base désormais ses données sur les chiffres du recensement de 2016 qui comportait le questionnaire long aboli par le gouvernement Harper il y a 13 ans. Le Ministère a maintenant un portrait plus clair de la population, ce qui a permis d’obtenir une image actuelle des quartiers, dont certains se sont complètement revitalisés.

Sur les 25 écoles primaires du Haut-Richelieu, 12 voient leurs indices du milieu socio-économique croître, ce qui signifie que le secteur s’est appauvri. À l’inverse, huit ont vu leurs indices s’améliorer et cinq se maintiennent.

L’école Alberte-Melançon à Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix accuse le plus grand changement en passant d’un indice de 10 à 4. Cela a un impact sur le ratio maîtres-élèves. Il sera augmenté dès la prochaine rentrée scolaire, puisque les écoles ayant un indice de 9 ou 10 doivent réduire le nombre d’enfants par classe.

«Nous sommes à l’étroit à cet endroit. Il y a eu des transferts vers Saint-Blaise et Lacolle. Avec le nouveau ratio, plusieurs élèves pourront revenir à leur école de quartier», indique Andrée Bouchard, présidente de la Commission scolaire des Hautes-Rivières.

Mentionnons que les écoles Saint-Blaise et Saint-Joseph (Lacolle) verront également le nombre d’élèves augmenter dans les groupes.

Marie-Derome

Les parents et les enfants qui fréquentent l’école Marie-Derome vivent la situation inverse. L’indice est passé de 7 à 9 dans cet établissement.

«C’est une école qui est déjà à pleine capacité, révèle Andrée Bouchard. Trois classes spéciales devront être déplacées. Cela touche une cinquantaine d’élèves. Ils seront relocalisés vers les écoles Aux-Quatre-Vents et des Savanes.»

«Nous avons commencé à rencontrer les parents, ajoute-t-elle. Ils ne sont pas très heureux, puisque les élèves concernés ont des TSA (troubles du spectre de l’autisme). Ils ont besoin de stabilité. Les enseignants vont donc les suivre et nous nous sommes assurés que leur nouvelle école pourrait les accueillir à long terme.»

Dans le Haut-Richelieu, l’école Notre-Dame-du-Sacré-Cœur dans le Vieux-Saint-Jean vit la même situation. Toutefois, la nouvelle est accueillie positivement, puisque l’établissement n’est pas bondé.

«On sentait la détérioration de l’indice socio-économique du quartier. Les groupes s’alourdissaient. On voulait faire pour le mieux. La baisse du ratio va soulager les enseignants», estime Andrée Bouchard.

Professionnels

Outre les ratios maîtres-élèves, les services aux élèves seront touchés à plusieurs endroits, puisque les écoles perdront ou gagneront des subventions pour l’embauche de professionnels, comme les orthophonistes, les orthopédagogues ou encore les techniciens en éducation spécialisée.

«Nous avons plusieurs enveloppes dédiées à des ressources dans les écoles. Elles pourront compenser le manque à gagner, mais nous sommes conscients qu’elles ne pourront pas le faire complètement. Nous prévoyons des mesures d’atténuation. Elles sont prévues à notre budget», affirme Andrée Bouchard.

Précisons que la Commission scolaire des Hautes-Rivières n’a pas de services de collations gratuites ou de repas à 1$. À Montréal, la révision des indices prive certains élèves de ces privilèges.

Pour les écoles secondaires ayant des indices de défavorisation inférieurs à 7, les variations n’ont pas d’impact significatif.

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Manon Metivier
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Manon Metivier

Vous n’avez pas mentionné les autres écoles de la CSDHR qui ne font pas partie de votre secteur Canada Français. À mon école De Ramezay à Marieville, l’indice de défavorisation passe de 9 à 6. C’est assez important puisque le ratio d’élèves passe de 20 à 26. Merci

Lacerte Melanie
Invité
Lacerte Melanie

Où est l’école st-jacques dans votre tableau ?