Transport en commun: 8000 citoyens optent pour une carte à puce personnalisée

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Par Gilles Berube
Transport en commun: 8000 citoyens optent pour une carte à puce personnalisée
Les cartes à puce anonyme sont réutilisables et rechargeables, peu importe le type de titre qu'on achète. (Photo : Archives Le Canada Français)

En six mois, 8000 usagers du transport en commun de Saint-Jean-sur-Richelieu ont obtenu une carte à puce personnalisée. Il s’agit d’usagers réguliers qui soit achètent un laissez-passer, soit des titres à prix réduit. Par ailleurs, le service s’est retrouvé en rupture de cartes à la mi-décembre.

L’été dernier, la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu a mis en place un système de titres électroniques pour son service de transport en commun. Le système a démarré sans faille, bien que certaines cartes à puce se soient avérées défectueuses.

Le nouveau mode de paiement prévoit deux types de cartes. D’une part, il y a les cartes personnalisées dotées d’une photo de l’usager. Ces cartes sont émises uniquement au terminus. Elles sont obligatoires pour les usagers du taxibus et pour ceux qui bénéficient d’un tarif réduit. Elles sont facultatives pour ceux qui paient le tarif régulier.

L’avantage de la carte personnalisée est de créer un compte pour l’achat en ligne. En plus de pouvoir la recharger en ligne, cette carte permet d’en vérifier le solde par Internet. En cas de perte ou de vol, le solde de titres est récupérable.

Anonymes

D’autre part, il y a les cartes anonymes valides uniquement pour l’achat de titres à prix réguliers. Dans ce cas, pas besoin de photos. On peut l’acheter ou la recharger au terminus et dans les différents points de vente, mais pas par Internet. Les titres résiduels ne sont pas récupérables en cas de vol ou de perte. Cette carte se prête bien aux usagers occasionnels.

Pour lancer le nouveau système, la Ville avait commandé 15 000 cartes. Huit mille ont été émises sous un format personnalisé et 6000 ont été vendues comme cartes anonymes, précise Stéphane Beaudin, directeur général adjoint de la Ville de Saint-Jean.

Parmi le millier restant, certaines se sont avérées défectueuses et les autres sont en inventaire dans les différents points de vente. Pour sa part, le terminus s’est retrouvé en rupture de stock à la mi-décembre. Une nouvelle commande a finalement été livrée au terminus au début de janvier.

Les détenteurs de tickets de carton avaient jusqu’au 31 décembre pour les convertir sur une carte à puce. Ils ont jusqu’au 28 février pour le faire. En attendant, ils peuvent utiliser leurs billets.

Réutilisable

La rupture de stock est possiblement attribuable à une mauvaise prévision du comportement des usagers, concède M. Beaudin. Les cartes sont toutes en plastique et elles sont réutilisables, insiste notre interlocuteur. Même les cartes anonymes. Avec cette carte, on peut acheter n’importe quel titre à prix régulier, aussi bien un simple passage qu’un lot de dix passages ou un laissez-passer mensuel. «Et on peut la recharger», répète M. Beaudin.

Il semble que ce soit méconnu. La Ville tenait pour acquis que les usagers la conserveraient pour la recharger, peu importe le titre qu’ils veulent acheter. Il semble plutôt que les utilisateurs croient cette carte temporaire et qu’une fois vidée de ses titres, il faut la jeter. C’est ce qui se fait dans d’autres réseaux de transport. Dans ces cas, les cartes sont cartonnées même si elles contiennent une puce.

Pour la Ville, le coût de ces cartes est de 1,36$ l’unité comparativement à 15 cents pour un ticket en carton. M. Beaudin ne connaît cependant pas le coût d’une carte cartonnée. Pour l’heure, il faut plutôt mieux informer les citoyens et les encourager à conserver leur carte anonyme.

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