F. Ménard frappée par la pénurie de main-d’oeuvre

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Par Stéphanie MacFarlane
F. Ménard frappée par la pénurie de main-d’oeuvre
La croissance de F. Ménard est freinée par la rareté de la main-d'œuvre. Elle est présentement à la recherche de 150 employés. (Photo : Gracieuseté)

Pour contrer la pénurie de main-d’œuvre à son usine d’Ange-Gardien, où il manque environ 150 travailleurs, F. Ménard met en place de nouvelles mesures pour favoriser l’embauche. La mission de l’usine de Saint-Jean-sur-Richelieu a aussi été revue dans la dernière année pour permettre à l’entreprise de maintenir sa cadence de production.

En janvier 2018, l’usine de Saint-Jean-sur-Richelieu, dont l’usage était essentiellement d’être un entrepôt frigorifique, comptait six employés. «Aujourd’hui, on a 72 employés permanents. On a une salle de coupe de fesses de porc avec de l’emballage et un quai de chargement pour les conteneurs destinés au marché asiatique. Ce sont des opérations qui étaient auparavant faites à Ange-Gardien ou à l’externe et qu’on est capables de faire grâce à nos installations de Saint-Jean», explique Nathalie Vallerand, directrice des ressources humaines chez F. Ménard.

De la région

Elle ajoute que l’usine johannaise compte suffisamment d’espace pour y augmenter encore la production, si le besoin s’en fait sentir. «On pourrait ouvrir de nouvelles tables de production, de désossage et d’emballage», précise Mme Vallerand.

Quelques postes y sont encore à combler, notamment à l’expédition, mais la situation n’est pas aussi critique que celle d’Ange-Gardien où l’entreprise cherche à embaucher 150 nouveaux employés.

Présentement, ces postes sont occupés par des travailleurs montréalais issus d’agences de placement, avec les désagréments que cela comporte, notamment un haut taux de roulement.

«On aimerait plutôt embaucher des gens de la région et participer à la vigueur économique régionale. C’est l’enjeu qu’on a principalement à Ange-Gardien. On veut remplacer les travailleurs [d’agence] par des travailleurs permanents», souligne Mme Vallerand.

Croissance freinée

F. Ménard est en croissance depuis plusieurs années. La rareté de la main-d’œuvre se fait sentir depuis environ cinq ans, mentionne Mme Vallerand, mais la situation prend de plus en plus d’ampleur.

«Beaucoup d’entreprises vivent la même situation que nous. C’est un enjeu de plus en plus préoccupant qui ralentit maintenant la croissance de l’entreprise. On est rendus à ce niveau-là. On ne pourrait pas aller chercher de nouvelles opportunités. On est capables d’assurer encore la livraison [des contrats actuels] notamment grâce au soutien de l’usine de Saint-Jean qui a pris de l’expansion. Ça a été une façon de contrer la pénurie à Ange-Gardien», indique la directrice des ressources humaines.

L’entreprise pour laquelle 600 personnes travaillent projette aussi d’ouvrir un quart de soir, mais tant qu’elle n’a pas réussi à pourvoir les postes sur celui de jour, cette possibilité est difficilement envisageable.

«On aurait besoin de 300 employés pour le quart de soir. C’est une ligne de production et il faut un nombre minimal de personnes pour pouvoir commencer la ligne», ajoute-t-elle.

Mesures

Les 150 postes sont à pourvoir dans le département de la coupe et celui de l’expédition. F. Ménard recherche notamment des emballeurs et des préposés à l’expédition qui travailleront de 7 heures à 15h30.

Pour favoriser l’embauche, assurer la rétention et réduire les répercussions de la pénurie de main-d’oeuvre, F. Ménard a mis en place diverses mesures, notamment la révision du salaire à l’embauche à Ange-Gardien et Saint-Jean-sur-Richelieu en octobre dernier.

«Ils étaient à 13,26$ et sont maintenant à 15,96$. C’est une augmentation de près de 20%», explique Nathalie Vallerand.

Un programme de recommandation a aussi été créé. Des primes pouvant aller jusqu’à 500$ sont accordées aux employés qui recommandent des candidats dont le processus d’embauche se conclut avec l’obtention d’un poste permanent.

Un service de navette sera aussi déployé le 4 février au coût de 5$ par jour en partance de Granby vers l’usine d’Ange-Gardien. Des journées d’entrevues sont aussi prévues à Granby pour faciliter les démarches d’embauche.

Soulignons que 47 travailleurs permanents oeuvrent à l’usine d’Henryville de F. Ménard où la pénurie de main-d’œuvre n’a pas encore frappé.

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El Jouhari Lotfi
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El Jouhari Lotfi

Bonjour
Je souhaite faire partie de votre équipe, mais le souci c’est que je ne réside pas au Canada.
J’aimerais bien immigrer pour une nouvelle vie, vivre dans une culture telle que la vôtre.
Je peux vous envoyer mon CV si ça vous intéresse.