Un nouveau restaurant Bastos verra le jour sur Douglas

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Par Stéphanie MacFarlane
Un nouveau restaurant Bastos verra le jour sur Douglas
Ouvert en 2014 sur la rue Richelieu, le restaurant Bastos comptera une nouvelle adresse l'an prochain. (Photo : Le Canada Français - Patrick Boucher)

Le restaurant Bastos, qui compte actuellement une succursale sur la rue Richelieu, en ouvrira une seconde au Faubourg Saint-Jean, sur la rue Douglas, non loin du boulevard Saint-Luc. Si le menu conserve les valeurs sûres, dont le populaire poulet portugais cuit sur charbon de bois, le concept, lui, sera complètement revu et jumèlera deux ambiances.

« On voit un Bastos Signature avec une expérience plus poussée de gastronomie du Portugal et une plus sportive, de type 5 à 7 et familial », résume Sophie Proulx, gérante du restaurant Bastos.

Son conjoint et propriétaire de l’endroit, Filipe Bastos, affirme vouloir « une salle à manger cosy avec de la haute cuisine et de l’autre côté, une place plus divertissante pour les amateurs de sport », renchérit l’homme d’affaires.

Ce dernier se garde bien de comparer ce volet à La Cage – Brasserie sportive. Il souhaite que l’ambiance soit sportive durant les parties, mais qu’elle permette aussi d’être « lounge » plus tard en soirée.

« L’ambiance va être différente dans le même restaurant. C’est un défi pour ma designer, mais je pense que ça va être le fun de rentrer dans une place où il y a deux concepts différents. Je pense que ça va faire « wow ». Par exemple, une fille va pouvoir aller prendre un verre avec son amie pendant que leur chum écoute la game . À la fin de la soirée, ils vont tous pouvoir se retrouver », illustre M. Bastos.

À l’ère du multiculturalisme et des multiples tendances, Filipe Bastos considère qu’il est temps que la restauration emboîte le pas. « On mélange plein d’affaires, mais on regarde nos restaurants et ils sont tout le temps basés sur un type d’ambiance. C’est le fun de faire des concepts différents », ajoute-t-il.

Clientèle

Filipe Bastos et Sophie Proulx croient que ce nouveau restaurant va permettre d’attirer une clientèle âgée de 25 à 55 ans, ainsi que les résidents du secteur Saint-Luc.

Et les habitués retrouveront les valeurs sûres de l’actuel menu. « Au nouveau restaurant, il va y avoir le poulet [cuit sur charbon de bois] et nos principaux repas clés, soit les poutines et les fruits de mer. La même sauce va s’y retrouver », poursuit l’homme d’affaires.

Des bouchées seront développées, tandis que l’autre volet offrira un menu de haute cuisine portugaise, inspirée de la Méditerranée et de l’Europe.

Investissement

Filipe Bastos a loué un bâtiment de 5000 pieds carrés, dont un minimum de 4000 pieds carrés sera occupé par le restaurant. « Je ne sais pas si je vais me partir une autrebusiness à côté ou pas, mais comme c’est là, j’ai une bâtisse de 5000 pieds carrés dans laquelle je vais avoir mon restaurant », dit-il.

Le bâtiment sera érigé dans les prochains mois. Il sera situé en bordure de la rue Douglas, du même côté que le futur cinéma Guzzo et en diagonale de la bâtisse accueillant La Belle & La Bœuf et le Souvlaki Bar.

« J’attends que le Guzzo lève. Dès qu’il lève, on va commencer à mettre la pelle dans la terre », précise Filipe Bastos. Il mijote ce projet d’expansion depuis deux ans.

Le nouveau restaurant comptera entre 150 et 225 places. Et l’investissement requis pourrait atteindre le million de dollars, croit Filipe Bastos.

Ce dernier estime qu’entre 30 et 40 personnes pourraient y travailler. « Au centre-ville, on est 25 employés et on couvre 2500 pieds carrés », illustre-t-il.

Sophie Proulx, qui gère le restaurant de la rue Richelieu, s’occupera aussi de la nouvelle succursale, avec de l’aide, précise M. Bastos.

Centre-ville

Filipe Bastos envisage également de modifier les heures d’ouverture du restaurant situé dans le centre-ville de Saint-Jean-sur-Richelieu.

« On s’aperçoit que c’est un restaurant plus saisonnier. On est tout le temps plein le vendredi et le samedi, mais les débuts de semaine sont plus difficiles. Ça se peut fort bien qu’on ferme les lundis et mardis, peut-être les mercredis, puis qu’on rouvre les jeudis, vendredis, samedis et dimanches pendant les temps morts, peut-être d’octobre à mars. Et qu’on rouvre sept jours sur sept d’avril à septembre », réfléchit Filipe Bastos.

L’actuel concept du restaurant Bastos va « relativement très bien », mentionne Mme Proulx. « Mais souvent, les gens nous reprochent la situation géographique. Et les fins de semaine, on manque de places », ajoute-t-elle.

Régulièrement, des gens doivent faire demi-tour faute de places et Filipe Bastos croit que cela nuit aux affaires. « Je pense que ceux qui ne nous ont pas appelés pour réserver le vendredi ou le samedi ne prennent plus la peine de venir chez nous. Ça arrive que le restaurant ne soit pas plein, mais ils ne viennent pas parce qu’ils n’ont pas réservé. Ça devient un couteau à double tranchant. C’est le risque d’avoir un restaurant populaire », convient M. Bastos, également propriétaire de 14 boutiques Telus.

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