Le chantier du pont révèle des vestiges archéologiques

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Par Gilles Berube
Le chantier du pont révèle des vestiges archéologiques
Le mur de fondation retrouvé face à la Caisse populaire. (Photo : Photo Transports Québec))

Sans surprise, le chantier du pont Gouin et des infrastructures de la rue Richelieu a permis de faire quelques découvertes archéologiques. Ces vestiges ne méritent pas d’être conservés, mais ils viennent enrichir l’histoire.

Lorsqu’ils se déroulent dans des vieux quartiers, il n’est pas rare que des travaux d’infrastructures et de génie civil révèlent des vestiges du passé. Pour cette raison, dans le cadre de la reconstruction du pont Gouin, le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des Transports a affecté un archéologue au chantier, indique Josée Séguin, conseillère en communication à la Direction générale de la Montérégie.

Selon les chantiers, le ministère fait appel à des firmes d’archéologues ou à son propre service. Dans le cas du pont Gouin,  la firme Artefactuel, coop de travail, a été engagée par le Ministère pour effectuer le travail de surveillance et non les archéologues. Avant même que les travaux d’excavation ne commencent, la firme a réalisé des fouilles préventives sur des terrains vacants l’été dernier.

Ç’a été le cas sur le site de l’ancien magasin Orbite. Les fouilles ont été orientées sur la base de plans anciens et de photographies aériennes datant de 1841 à 1965. Il y a découvert un mur d’un bâtiment de même qu’un plancher de bois enfouis dans le sol. L’archéologue n’a pu tirer de conclusion sur la fonction de ce bâtiment qui daterait de la seconde moitié du 19e siècle.

Les fouilles sur le terrain de l’ancien magasin Orbite ont mis au jour un ancien plancher de bois.

Quai

On a aussi trouvé des vestiges d’un ancien quai de même que des fragments de céramique, des tessons de bouteilles et diverses pièces de quincaillerie.

Par ailleurs, au moment d’excaver la rue Richelieu pour y reconstruire les infrastructures, un mur de fondation a été mis au jour face à l’édifice de la Caisse populaire. En fait, il se trouve sous le trottoir et se prolonge sous la fondation de l’édifice de la Caisse.

Dans ce genre de situation, les travaux sont arrêtés sur-le-champ, note Mme Séguin. L’archéologue est appelé sur les lieux pour évaluer la découverte. Dans le cas du mur de fondation, les vestiges ne sont pas touchés directement par les travaux. Ils ont été ré enterrés. Leur valeur archéologique est faible. Par contre, ils fournissent des données historiques intéressantes. Ils permettent de conclure que la rue Richelieu a déjà été plus étroite.

Ces découvertes ont été faites du côté de Saint-Jean. Du côté d’Iberville, on a découvert les vestiges d’un ancien quai datant de la première moitié du 20<V>e<V> siècle. On a aussi trouvé un vestige de maçonnerie d’une époque indéterminée. Enfin, Mme Séguin observe que d’autres découvertes pourraient être faites lors des travaux à venir.

 

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Jocelyn Bernier
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Jocelyn Bernier

Il ne faut pas oublier que Saint-Jean est l’une des plus vieilles villes du Québec.