Un superbe panier tressé d’une autre époque

Par Mario Wilson
Un superbe panier tressé d’une autre époque
Ce panier tressé a une valeur de 200$. Il est très bien conservé.

Les paniers tressés ont toujours été une fascination pour moi. Il y a là une histoire qui débute au tout début de l’humanité et constitue certainement l’apanage de toutes les sociétés à travers le monde.

Qu’il soit de clisse de frêne, de paille aplatie, de cornouiller ou d’écorce de bouleau, chaque panier raconte une histoire, un art ancien venu d’outre-Atlantique ou du savoir-faire des Amérindiens locaux.

La vannerie peut se pratiquer avec diverses essences de fibres végétales et c’est ainsi qu’il est possible de rencontrer des pièces aux multiples couleurs naturelles ou simplement imaginées par l’artisan, les colorants naturels ayant également un passé historique très ancien.

Usages

Les multiples usages des paniers, allant du panier à ouvrage (comme celui de notre photo), en passant par le panier à patates ou à légumes, permet ainsi de rencontrer les formes les plus variées et les plus inusitées.

Je me souviendrai toujours de ces dizaines de paniers qui dormaient en haut de la grange chez mon grand-oncle de Saint-Pierre-les-Becquets. Il m’avait raconté que les œufs, les pommes et les légumes pouvaient très bien s’y transporter sans qu’on endommage la «mangeaille», ce qui rendait sa femme bien heureuse.

Il n’est pas nécessaire d’aborder la production étrangère, comme celle du Mexique ou encore des Philippines, pour se convaincre du très large éventail de possibilités de créations.  Les Amérindiens des différentes régions de la province peuvent aisément, à eux seuls, nous en faire voir de toutes les couleurs, de toutes les formes et de toutes les utilités.

Provenance

Depuis l’arrivée des Européens, nous savons que certaines communautés comme les Montagnais, les Micmacs ou les Mohawks fabriquaient des articles de vannerie que les amateurs savent aujourd’hui aisément différencier.

Le panier à ouvrage que nous examinons cette semaine provient certainement de chez nous. Malheureusement, il ne m’est pas facile d’en établir précisément la provenance. Quoi qu’il en soit, ce très bel objet ancien, dans la même famille depuis de nombreuses décennies, est très certainement nord-américain.

L’équilibre des couleurs et de sa conception générale dénote bien une maîtrise de l’artisan, une garantie supplémentaire d’en établir une bonne valeur marchande.

Les paniers anciens encore dans un état de conservation exceptionnelle ne sont pas légion. Quoi de plus facile que de briser des clisses de frêne ou d’écraser le couvercle lors d’un déménagement ou d’un simple déplacement de l’objet.  Il s’agit d’un élément décoratif universel; toutes les bonnes revues de décoration font l’éloge de cet élément important lors de la touche finale pour le salon, la salle de bain ou le bureau. Imaginez pour la salle de couture. C’est un incontournable!  

Un antiquaire n’aura aucune difficulté à vendre un tel panier autour de 200$. Les collectionneurs spécialisés savent apprécier le travail des artisans d’autrefois pour cet art traditionnel qu’est la vannerie.

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