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L'incendie est d'origine suspecte


Publié le 17 août 2017

Le Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu enquête à la suite de l'incendie qui a détruit un immeuble patrimonial du Vieux-Saint-Jean, situé entre le 295 et le 301, rue Richelieu, dans la nuit de mercredi à jeudi.

«Le dossier a été transféré aux policiers à huit heures ce matin. Nous avons des indices qui nous laissent croire à un incendie d'origine suspecte», confirme Robert Meloche, chef de la Division prévention du Service de sécurité incendie de Saint-Jean-sur-Richelieu.

On ne parle pas d'un acte criminel pour l'instant. L'analyse de la scène et la rencontre de témoins doivent se faire avant d'avoir une conclusion en ce sens.

Incendie

(Photo courtoisie- Patrick Taillon)

Les services d'urgence ont reçu l'appel pour cet incendie à 0h43. Ce sont des témoins qui ont aperçu la fumée et donné l'alerte.

«Il y a eu un embrasement généralisé très rapidement. Lorsque les pompiers d'Iberville ont traversé le pont Gouin, ils voyaient déjà que le feu s'était propagé à la grandeur de l'immeuble. Il ne s'était même pas écoulé cinq minutes», indique Robert Meloche.

Propagation

À l'arrivée des sapeurs, les deux locataires de l'édifice avaient évacué les lieux. L'un d'eux, un homme, a été transporté à l'hôpital en ambulance, puisqu'il a été incommodé par la fumée.

(Photo courtoisie- Patrick Taillon)

Une alerte générale ayant été sonnée, tous les pompiers de la municipalité ont été appelés sur les lieux. L'entraide des municipalités de Chambly, La Prairie, Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix et Saint-Alexandre a été demandée sur place et pour la couverture de territoire. Au total, on comptait une quarantaine de sapeurs sur la rue Richelieu.

«L'incendie a pris à l'arrière du bâtiment, où il y a une section en bois, explique Robert Meloche. Ce balcon traverse l'immeuble, ce qui a permis aux flammes de se propager à la grandeur de l'édifice. Le mur coupe-feu n'a servi à rien.»

L'extinction s'est avérée ardue, notamment parce qu'il s'agit d'une construction de 150 ans. «C'est un bâtiment qui a été rénové à plusieurs reprises. Ils y avaient des vides techniques. Les foyers d'incendie étaient difficiles à atteindre. Les gars ont travaillé jusqu'à huit heures ce matin pour en venir à bout», souligne le chef.

Perte totale

Leur intervention a permis de limiter les dommages à l'immeuble. Son voisin, le restaurant Samuel n'a pas été touché.

«C'est une perte totale, confirme Robert Meloche. Il n'y aura rien à sauver. Même le squelette ne pourra pas être conservé.»

La valeur du bâtiment est estimée à 404 000$.

Selon le rôle foncier de la Ville, la construction de cette bâtisse remonte à 1867. Cet ensemble avait été épargné par le Grand Feu de 1876 qui a rasé le centre-ville. Il comptait parmi les plus vieux immeubles de la ville.