PORTAIL RÉGIONAL
PETITES ANNONCES
OFFRES D'EMPLOI
GUIDE 411
Actualité

LE CANADA FRANÇAIS est un hebdomadaire d’informations générales à caractère régional, couvrant plus particulièrement la région désignée sous le nom de «Haut-Richelieu ».

Par son caractère régional, il accorde une priorité particulière aux informations provenant de la région ainsi qu’aux informations provenant de l’extérieur mais pouvant intéresser la région. Il constitue donc un moyen d’information privilégié pour les citoyens de la région et s’inscrit dans une perspective de complémentarité face aux média possédant une plus vaste audience ou présentant une information spécialisée.

Par son caractère de journal d’informations générales, il doit s’intéresser à tous les milieux : des plus jeunes aux plus âgés; des ruraux aux urbains; des économiquement démunis aux privilégiés; aux femmes et aux hommes. Il doit également couvrir le plus large éventail des intérêts, qu’ils soient d’ordre utilitaire, social, culturel, sportif, politique ou autre. Dans cette optique, le contenu du journal doit donc être complet, varié, équilibré et d’intérêt général pour tous ses lecteurs.

LE CANADA FRANÇAIS se veut un journal socialement responsable; il doit donc traduire non seulement les préoccupations de tous les milieux, mais il doit être un agent dynamique dans son milieu. En plus des informations en provenance des sources traditionnelles les plus variées, il entend présenter des enquêtes, des dossiers, des analyses permettant aux citoyens de mieux saisir la réalité de la société dans laquelle ils vivent afin qu’ils puissent, en toute connaissance de cause, intervenir pour adapter les institutions à leurs besoins et à leur idéal.

Cette responsabilité comporte de grandes exigences : en premier lieu, une honnêteté professionnelle inattaquable : honnêteté matérielle, mais avant tout honnêteté intellectuelle dans ses opérations d’information aussi bien que dans ses opérations commerciales. C’est pourquoi LE CANADA FRANÇAIS a adopté et entend respecter intégralement le Code d’éthique professionnel de la presse et celui de la publicité.

En second lieu, cette responsabilité exige un grand respect des hommes et des institutions : respect de ses lecteurs, de ce qu’ils sont et leurs droits, de leurs besoins et de leurs aspirations, mais surtout de leur dignité, respect de ses sources d’information, du secret professionnel; respect des institutions et de leur fonction sociale avouée. Dans ses débats, car il y a nécessairement débat à certains moments, le journal pourra s’attaquer à des actes, à des pensées, à des idéologies, mais jamais à des hommes comme hommes.

Cette responsabilité exige enfin une grande sensibilité, un sens de l’humain très poussé, en même temps qu’un détachement rofessionnel qui accorde priorité aux intérêts collectifs. C’est là que réside le quasi-impossible défi du journalisme, celui de percevoir l’homme et la société d’un même coup d’¦il et d’y trouver un équilibre.

LE CANADA FRANÇAIS se veut également un véhicule de communication. Non pas un véhicule de transmission par lequel les puissants parlent au peuple, les privilégiés parlent aux démunis, les dirigeants aux dirigés, mais un véhicule permettant aux uns et aux autres d’échanger, de communiquer et même de se combattre au besoin. Nous ne voulons pas qu’il y ait de petits et de grands lecteurs, de petits et de grands annonceurs, mais plutôt que les droits de chacun, à l’intérieur de normes établies, soient reconnus et respectés.

Enfin, LE CANADA FRANÇAIS, autant se veut-il indépendant, autant ne veut-il prétendre à la neutralité. Il se veut un journal engagé à servir ce qu’il croit honnêtement être les meilleurs intérêts du milieu. Et le premier engagement consiste précisément à respecter ses lecteurs en leur présentant toute l’information nécessaire à un jugement éclairé sur les événements, les institutions et les hommes, et à respecter ce jugement. Mais le journal ne craindra jamais de prendre position, une fois l’information adéquatement présentée, lorsqu’il considérera que les intérêts supérieurs du milieu exigent un engagement formel. Mais la plus élémentaire honnêteté exige que ces prises de position soient clairement identifiées.

Mais pour que cette politique soit autre chose que des mots, il est nécessaire que s’établisse une communication permanente entre le lecteur et le journal. C’est en ce sens que l’on a pu dire que  » les gens ont les journaux qu’ils méritent « . La première responsabilité provient du journal lui-même qui doit être en permanence à l’écoute de tous les milieux, qui ne doit pas se contenter de diffuser mais de pénétrer et d’écouter. Mais il y a également la responsabilité du citoyen, du lecteur de s’exprimer, de réclamer de son journal qu’il réponde à ses besoins, à ses préoccupations et à son idéal. Ce n’est que par cette interaction que LE CANADA FRANÇAIS sera véritablement un service public au service du public.

1976, Robert Paradis et Yves Gagnon