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Continuer à travailler: un choix?

Vous aurez sans doute remarqué à quel point les questions de la retraite et des fonds de pension reviennent souvent dans l’actualité. Encore ces temps-ci, un petit vent de panique souffle sur le Canada alors qu’on envisage au fédéral de modifier certains éléments des pensions de vieillesse.

Qui dit changements aux pensions dit possibilité accrue de devoir travailler plus longtemps et de remettre à plus tard ses projets de retraite. Bien des travailleurs, qui planifient depuis longtemps cette transition, peuvent ressentir de l’inquiétude à l’idée de devoir changer leurs plans. Se voir obligé de continuer à travailler lorsqu’on ne le souhaite pas, c’est effectivement assez paniquant.

Pourtant, il semblerait que beaucoup de Canadiens ne soient pas complètement fermés à la possibilité de continuer à travailler après, disons, 65 ans.

Un sondage mené récemment à travers le monde par la firme de recrutement Randstad nous apprend que 52% des travailleurs canadiens s’attendent à travailler après l’âge officiel de la retraite. Pour la moitié d’entre eux, la perspective de devoir travailler deux années de plus est perçue positivement.

Tendance

D’ailleurs, on constate que la tendance est déjà enracinée plus profondément qu’on pourrait être porté à le croire. De plus en plus de gens déjà retraités décident maintenant de retourner sur le marché du travail.

En effet, le nombre de personnes ayant continué des activités rémunérées après le début des prestations de retraite (ce que Statistique Canada appelle un «emploi de transition») a augmenté de plus de 40% entre 1999 et 2004 seulement. Pour certains, il s’agit de combler un manque à gagner, tandis que pour d’autres, le retour au travail est envisagé comme une possibilité de réalisation de soi.

Expérience accumulée

Pour les experts des relations industrielles, il ne fait pas de doute que l’expérience de travail accumulée par ces travailleurs plus âgés peut constituer un réel avantage pour les employeurs, surtout si ceux-ci doivent faire face à une pénurie de personnel qualifié ou assurer la formation de la relève.

Encore faut-il que le monde du travail s’adapte à la réalité des gens qui, après avoir pris leur retraite, décident de reprendre des activités professionnelles. Pour plusieurs d’entre eux, les longues heures de travail et l’horaire fixe ne conviennent tout simplement plus. Pour d’autres, ce sont les tâches qui doivent être partiellement revues.

Chose certaine, il risque d’y avoir bien des changements dans la conception qu’on se fait actuellement de la retraite. Autant pour les travailleurs que pour les employeurs et les gouvernements, des ajustements devront être faits pour que chacun, ultimement, reçoive ce qui lui est dû…

Pour nous joindre : Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR), section Haut-Richelieu, 870, Curé-St-Georges, Saint-Jean-sur-Richelieu. Tél: 450 357-9545. Courriel : projet.aqdrhr@live.ca.

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