St. Vincent: méchant cocktail musical
S’il y a un disque qui n’a pas fait l’unanimité l’an dernier, c’est bien celui-ci. Certains ont royalement détesté ce cocktail musical semblant provenir d’un autre monde, d’autres ont littéralement été séduits par l’audace d’Annie Clark, la jeune Texane qui se cache derrière cette aventure connue sous le nom de St. Vincent.
Aussi bien vous le dire: Strange Mercy s’est retrouvé sur la liste de plusieurs critiques à travers le monde lorsqu’est venu le temps de choisir les dix meilleurs albums de 2011. Cette sélection nous a grandement étonné. Intéressant et audacieux, certes, mais pas mal déroutant. Il nous a d’ailleurs fallu bien des écoutes avant d’apprivoiser cette mixture musicale qui ne s’adresse certainement pas aux amateurs de pop commerciale. Oh que non!
Pour vous situer un peu, disons que St. Vincent propose un mariage de rock, d’électro pop songé et de trip-hop langoureux. Un peu à la manière de P.J. Harvey, Portishead, Kate Bush et Bert Gibbons, des artistes qui ne font vraiment pas les choses comme les autres.
On nous dit que le spectacle présenté au Théâtre Corona, en décembre dernier, à Montréal, était quelque chose à voir. On ne sait pas si Annie Clark a pu rendre avec justesse les subtilités qui font la richesse de cet album, mais si c’est le cas, on peut comprendre pourquoi on lui prédit un bel avenir.
Bien honnêtement, ce n’est pas le genre de CD qu’on écoute pour relaxer. Trop complexe, trop imprévisible. Par contre, nous sommes très certainement en présence d’une jeune artiste qui mérite une bonne dose d’admiration pour se lancer dans une telle aventure musicale. Faut le faire.
Fiche technique
St. Vincent
Chansons: 11
Producteur: John Congieton
Genre: rock, électrop pop, trip-hop


























