Me voilà rendu à Rio de Janeiro
En mars dernier, j’ai quitté Lima, au Pérou, pour me rendre à Rio de Janeiro, au Brésil. Le billet d’avion était assez dispendieux: 700$, plus les taxes, et une escale de neuf heures à Santiago, au Chili. Un trajet assez long qui me donnait cependant la chance de rester quelques jours au Chili à mon retour.
Dès mon arrivée, j’ai été impressionné par cette mégapole majestueuse. Quelque 12 millions de personnes vivent dans cette agglomération bouillonnante de vie. J’avais réservé une chambre (80$ par soir) à l’hôtel Vina Del Mar dans le quartier des artistes connu sous le nom de Arco da Lapa. Comparativement à d’autres grandes villes sud-américaines, le coût de la vie y est plutôt cher.
La ville est très connue pour son carnaval, ses plages (Copacabana et Ipanema ), ses équipes de soccer et son Grand Prix de Formule 1. J’ai pris dès mon arrivée un tour de ville qui m’a amené au mont Corcovado (le bossu en français). C’est là qu’on retrouve la statue du Christ rédempteur. Érigée sur une base circulaire, elle mesure 38 mètres de haut avec une envergure de 28 mètres. Elle pèse 1145 tonnes métriques et sa structure est composée de métal et de béton. Elle a été offerte au Brésil par la France pour célébrer le bicentenaire de l’indépendance du pays acquise en 1822.
Elle a été réalisée conjointement par l’architecte brésilien Heitor Da Silva Costa et le sculpteur français Paul Landowski. Elle a été achevée en 1931 et inaugurée le 12 octobre de la même année par Getulio Vargas, le président de l’époque. J’ai vraiment été impressionné par l’ouvrage et par la vue exceptionnelle sur la baie de Rio de Janeiro.
Monument historique
La cime du mont Corcovado est élevée à quelque 710 mètres au-dessus du niveau de la mer. Imaginez le panorama que ça donne. J’en ai encore des souvenirs intarissables.
Le Cristo Redentor a été classé monument historique en 1973 et il a été également classé en 2007 comme une des sept merveilles du monde des réalisations de l’homme. On y accède en funiculaire et il est le site le plus fréquenté de toute la ville. Il en coûte 20$ pour une vingtaine de minutes de remontée. On y célèbre aussi des mariages, des baptêmes et des rites liturgiques.
Après cette promenade extraordinaire, on ne veut plus partir de là . De plus j’ai été très chanceux. La météo ce jour-là était excellente pour prendre des photos du fameux Pain de sucre (Pao de Açucar en portugais), de la piste de course, de la Baie de Guanabara, de la ville et des plages de Copacabana et d’Ipanema.
Puis, j’ai dû me résigner à partir pour suivre le groupe vers le fameux Pain de sucre situé non loin. Pour s’y rendre, il faut encore prendre deux autres téléphériques qui nous font encore une fois découvrir toute la beauté et la splendeur de Rio de Janeiro. Le guide nous a raconté que le nom de Pao de Açucar vient du moule à sucre que l’on utilisait jusqu’au siècle dernier pour former des blocs de sucre.
J’ai trouvé que ça n’avait rien à voir avec ce bloc de quartz de 500 millions d’années. Les Portugais l’on trouvé tout simplement utile comme point d’observation afin de détecter les pirates et les envahisseurs.
Vue panoramique
Le téléphérique qui nous a amenés au premier palier peut contenir 73 personnes et il nous fait parcourir une première remontée en trois minutes. À ce palier, le belvédère nous fait découvrir une superbe vue panoramique.
On peut également prendre un hélicoptère pour faire un tour d’une quinzaine de minutes dans la baie. On y découvre aussi une aire de spectacle et un restaurant. La cabine suivante nous amène à la destination finale et nous fait découvrir une vue d’ensemble des forts Santa Cruz et San José. Ces deux forts défendaient la ville à l’époque de la colonie.
Encore une fois, tout en haut, on découvre une vue panoramique exceptionnelle. D’un côté, le Cristo Redentor du Corcovado qui nous salue avec ses bras tout grands ouverts, d’un autre côté , les pistes de l’aéroport de Santos Dumont avec son ballet incessant de départs et d’arrivées d’avions, puis enfin les plages de Flamengo et de Botafogos qui nous laissent une vue imprenable sur la baie. Tout cela pour 25$. Ça en vaut vraiment la peine.
La semaine prochaine: Rio de Janeiro, la suite. Pour ceux et celles qui aimeraient communiquer avec moi, vous pouvez le faire à l’adresse suivante: RobertLanciault@gmail.com



























