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Tekken Hybrid: un trio qui n’est pas à la hauteur

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Namco profite des fêtes pour sortir une trilogie qui n'était pas utile.

Hybride est le bon mot pour qualifier la nouvelle création de Namco. Cette édition de Tekken est en fait un combiné de plusieurs éléments se rattachant à la série. Il contient une reprise, un prologue et un film. Certains diront qu’il s’agit d’un bel ensemble, mais on doit plutôt le considérer comme un gros coup de marketing en cette période des fêtes.

Le jeu Tekken Tag Tournament a vu le jour en 1999 sur la console PlayStation 2. À l’époque, ce dernier a connu un grand succès avec ses personnages associés aux arts martiaux japonais et à des icônes plutôt originales comme un panda et un kangourou doté de gants de boxe. La version «Hybride» repose la majeure partie de son intérêt dans une reprise de ce jeu, mais dans un environnement complètement retouché en haute définition.

Disons que c’est un divertissement correct, mais sans véritable motif. Ceux qui se souviennent de l’original n’y verront aucune différence, mis à part l’aspect graphique. Les mouvements des combattants et les lieux sont totalement identiques. Alors, en mode arcade, on se choisit deux pugilistes et, dans une formule de relais, se produit sous nos yeux, un affrontement rapide et intense.

On doit avouer que le remake offre tout de même un bon défi. Même qu’un mini jeu y a été ajouté. On peut maintenant s’adonner au plaisir du bowling avec les personnages. Au final, Tekken Tag Tournament est un bon jeu. Le hic dans tout ça, c’est que ça fait onze ans qu’on peut y jouer.

Un peu comme avec Gran Turismo 5 en 2007, les créateurs avaient ensemencé les amateurs avec un «Prologue», donnant droit à du contenu limité, mais qui nous faisait voir une parcelle de ce qu’allait être la version complète. On a fait la même expérience avec l’univers de Tekken cette fois-ci. Disposant de quatre avatars, Xiayou, Jin, Alisa et Kazuka, le joueur peut en quelque sorte avoir un avant-gout de la distribution plus étoffée de la nouvelle aventure de Tekken.

Personnellement, je n’y ai pas vu énormément de potentiel. Après avoir joué aux deux jeux de manière très rapprochée, je n’ai pas vu de différences notables. Certes, il est quand même intéressant de voir que des personnages ont évolué quelque peu, mais en somme, ils nous laissent les mêmes combos et les mêmes mouvements qu’à l’époque.

Les décors ont eux aussi difficilement progressé avec le temps. Le meilleur exemple est qu’on retrouve encore des figurants à l’arrière de l’action brandissant les bras de façon répétée, exactement comme les vieilles animations que l’on voyait sur PS2. Attendons avant de tirer un jugement officiel, mais le «Prologue» n’annonce pas une révolution légendaire.

Puis, le troisième volet de ce petit forfait hybride de Tekken comprend un film. Il met en vedette Xiayou, une jeune étudiante, prise dans une histoire d’espionnage. Tous les personnages apparaissent à un moment ou à un autre, donnant droit à un festival d’effets spéciaux et d’images tape-à-l’oeil. On s’en doute, le scénario est pauvre et les dialogues simples, mais disons que l’idée est bonne. C’est une manière originale d’accrocher le client pour lui faire valoir les concepts du prochain jeu.

Tekken Hybrid est une combinaison de plusieurs éléments, qui sert d’introduction à ce qui sera le prochain opus de la série. On retourne dans le temps pour se rappeler les bons moments et on fait un saut dans le futur pour y découvrir des bribes de l’avenir, le tout attaché par un film qui appuie les dires des créateurs.

La plupart des gens, comme moi, vont être plus déçus que satisfaits après y avoir fait l’essai, malheureusement. Il n’y a pas assez de choses à se mettre sous la dent. C’est un 5 sur 10.

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