PORTAIL RÉGIONAL
PETITES ANNONCES
OFFRES D'EMPLOI
GUIDE 411

La cystite idiopathique, vous connaissez?

vet_20111208_120

On ne connaît pas encore de traitement idéal pour la cystite idiopathique. (Photo Rémy Boily)

Le problème durait depuis deux mois lorsque Mme Choinière me consulta avec Rubis. Cette dernière présentait un symptôme compatible avec ceux d’un problème urinaire. En effet, Rubis n’allait plus à sa litière pour uriner, mais faisait son petit besoin juste à côté.

Comme il y a souvent un lien entre la sorte de nourriture offerte à un chat et la santé de son tractus urinaire, Mme Choinière changea donc de sorte de moulée pour en offrir une de meilleure qualité deux semaines avant de consulter. Malheureusement, ce ne fut pas suffisant et Rubis continua de faire ses pipis à côté de son bac. Autrement, tout le reste de la vie de Rubis était normal et elle se portait très bien.

L’examen de santé ne révéla rien qui puisse donner un indice sur la cause de son problème. Pas plus que l’analyse d’urine et la radiographie de son abdomen. Il y a 15 ans, on aurait donc conclu à un problème de comportement puisque toutes les analyses donnaient des résultats normaux. Mais depuis quelques années, un nouveau syndrome se présente dans le domaine médical vétérinaire, il s’agit de la cystite idiopathique.

Description

Cystite vient du nom latin vessie et idiopathique puise son origine du côté des Grecs et fait référence à une maladie dont la cause n’est pas connue. Voilà donc un beau regroupement de mots qui signifie qu’il s’agit d’une maladie inflammatoire provoquant des symptômes urinaires variés dont la cause est inconnue.

La cystite idiopathique représenterait environ 55 à 65% des cas présentant des troubles urinaires amenés dans un établissement vétérinaire. Les autres causes sont la présence de cristaux et pierres urinaires dans 15 à 20% des cas, d’un défaut anatomique, d’infection ou de la présence d’une tumeur dans les autres cas.

On comprend donc que pour arriver à un diagnostic de cystite idiopathique, il faut pouvoir exclure toutes les autres causes de problème urinaire. Comme pour Rubis, l’examen de santé, l’analyse d’urine et la radiographie doivent au minimum être effectués et ne révéler aucune anormalité. Idéalement, une radiographie avec milieu de contraste, une culture urinaire, des tests de sang, une échographie, une endoscopie et la prise d’une biopsie de la vessie devraient être complétés et encore une fois, ne dévoiler aucun problème.

On dit donc que la cause est inconnue, mais on suspecte de plus en plus qu’un élément stressant puisse être l’élément déclencheur de ces problèmes. Des événements aussi évidents que l’arrivée d’un bébé ou d’un nouveau chat, mais aussi comme le changement des saisons pourrait être à l’origine de la cystite idiopathique. Dans le cas de Rubis, on a pu établir qu’un déménagement serait la cause probable de son problème urinaire, ce dernier ayant commencé environ au même moment que les boîtes commencèrent à se faire. Un changement d’environnement serait donc ici la source des troubles de vessie.

Traitement

Il faut savoir qu’on ne connaît pas encore de traitement idéal pour la cystite idiopathique, mais que souvent, il s’agit d’une pathologie qui rentrera par elle-même dans l’ordre après quelques jours ou quelques semaines. Dans les cas qui persistent plus de dix jours, l’usage de médicament est conseillé.

Selon le cas, on travaillera avec des anti-inflammatoires, des analgésiques et des protecteurs de la paroi de la vessie à court ou plus long terme. Ces produits peuvent être plus ou moins efficaces et leur posologie doit être ajustée selon la réponse au traitement.

Pour favoriser un retour à la normale et pour prévenir les récidives, on évite tout changement drastique à la diète. On nourrit notre chat idéalement avec de la nourriture en conserve de très grande qualité ou on ajoute de l’eau à la moulée de même marque. On encourage la consommation d’eau de notre minou en lui offrant une fontaine, de l’eau fraîche plusieurs fois par jour, un grand bol, etc.

On favorise l’utilisation de la litière en la gardant propre et en ayant un nombre de bacs équivalent au nombre de chats «plus un» placés dans des endroits calmes. Et dans la mesure du possible, on évite tout stress à notre compagnon en lui donnant accès à des endroits reposants où il pourra se réfugier et en lui permettant aussi d’avoir des jouets à attraper ou à cacher.

Et voilà! Tout est dit! La Rubis de Mme Choinière est actuellement en court de traitement. Souhaitons-lui une bonne convalescence.

Vous pouvez rejoindre mon équipe de la Clinique vétérinaire Mont-Saint-Grégoire et moi-même par téléphone au 450-347-7070.

  • Facebook
  • Twitter
Article Précédent
Article Suivant



Réagissez