Des prouesses moins éclatantes
On a tous notre opinion sur les suites, que ce soit pour un film, un livre ou un jeu vidéo. Certains diront que le deuxième épisode d’une série n’égale jamais le premier ou l’inverse, qu’elle s’en va en s’améliorant ou que la dernière publication était de trop.
Bref, on peut prendre l’ensemble d’une Å“uvre et en faire la critique ou prendre individuellement chacune de ses parties et en faire une analyse. Assassin’s Creed – Revelations, la dernière création d’Ubisoft s’avère être un bon jeu, mais qui, à mon avis, n’amène pas la série à un autre niveau.
Le rythme, l’intrigue et les références à l’histoire étaient tous des forces contenues dans les précédents jeux d’Assassin’s Creed. Dans ce dernier, disons que ce ne sont pas de grandes réussites. Par exemple, on a déjà assisté à une reproduction dynamique et vraiment sans faille de la ville de Florence antérieurement. Ainsi, «Revelations» nous transporte dans un décor tout aussi réaliste et fidèle à ce que pouvait avoir l’air Constantinople à l’époque, maintenant appelée Istanbul.
Ce qui manque profondément à cet univers est l’interactivité que l’on retrouvait auparavant. Les cartes sont grandes et plusieurs panoramas offrent un visuel impressionnant. Par contre, on ne peut pas autant se balader à notre guise. Il n’y a plus le même nombre de bâtiments à escalader. C’est un peu plus fade, pas en termes de graphiques, parce que de ce côté-là c’est encore excellent, mais bien par rapport aux éléments interactifs. Par exemple, on pouvait grimper sur le toit de tous les immeubles et on retrouvait davantage d’endroits «secrets», de points de vue qui nous permettaient d’exercer l’art de l’espionnage à merveille ou de tout simplement nous camoufler.
En fait, c’est comme si cet aspect du jeu avait quelque peu disparu. Je trouve ça extrêmement dommage parce qu’un des attraits d’Assassin’s Creed est d’attaquer les ennemis dans le silence et la subtilité. Il y a encore des scènes qui sont entièrement dédiées à la mise en pratique de cette spécialité, mais moins qu’avant et le design de certaines parties des villes ne s’y prête pas toujours. Au bout du compte, c’est une grosse portion du jeu qui est moins passionnante.
Le rythme en est automatiquement affecté. Parfois, on vivra de grandes émotions, mais souvent ça va être brisé par un scénario qui présente des hauts et des bas. Par exemple, on va naviguer d’une histoire à une autre, entre celle d’Ezio et celle de Desmond, les deux personnages principaux de l’aventure, si on peut le dire ainsi.
Également, on nous propose de temps en temps un nouveau concept qui apparaît dans «Revelation», celui de défendre des quartiers généraux d’assassins. C’est très simple, on est placé sur un toit ou un à point de contrôle en hauteur et on mène un combat contre des masses d’ennemis qui tentent de défaire notre contingent. Perché au-dessus de tout le monde, on doit diriger la défense en positionnant des soldats spécialisés à des endroits stratégiques, en ordonnant la construction de barricades ou attaquant soi-même certaines unités adverses. Honnêtement, ce n’est pas très excitant. En réalité, ce n’est vraiment pas un bon coup d’avoir fait cet ajout au jeu. C’est inutile et une perte de temps.
D’un autre côté, les combats sont toujours aussi intenses, précis et plaisants. C’est incroyable à quel point on ne peut pas se lasser d’entrer dans une mêlée de plusieurs pugilistes ou d’affronter des adversaires en solo. C’est encore une réussite d’Ubisoft à ce chapitre.
Assassin’s Creed – Revelations est à la hauteur des attentes, comme je l’ai mentionné, en raison des nombreuses bonnes pratiques qu’ils ont gardées à travers les épisodes, mais il ne pousse pas la série à un niveau supérieur, car il n’y a pas d’amélioration et que certains ajouts s’avèrent être futiles, incomplets ou peu satisfaisants. Il se voit attribuer un 8 sur 10.
























