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Le bonheur fait vivre vieux!

On s’en doute un peu de façon instinctive, mais voilà que la science le confirme: le bonheur peut réellement allonger la vie!

C’est du moins ce que prétendent les chercheurs du University College de Londres après avoir suivi pendant cinq ans, de façon méthodique, plus de 3800 répondants âgés de 52 à 79 ans, en les interrogeant régulièrement sur leurs émotions et leur niveau de bonheur du moment. Ils en ont tiré des conclusions intéressantes qui chiffrent l’impact de ces données un peu plus «subjectives» sur la vie et la santé humaines.

Mortalité plus faible

Dans leur étude publiée la semaine dernière dans la publication scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences, les chercheurs rapportent notamment que les taux de mortalité, au cours des cinq années que durait leur étude, étaient 35% plus faibles chez les répondants généralement heureux que chez les personnes moins heureuses.

Ces résultats tiennent évidemment compte des autres facteurs pouvant avoir un impact sur la mortalité, comme les maladies chroniques, par exemple. Il semblerait ainsi que le bonheur puisse être considéré comme un élément décisif.

Nous savons tous que l’état d’esprit dans lequel nous nous trouvons a un réel impact sur notre santé. Il n’y a qu’à penser aux effets néfastes du stress sur la santé physique et mentale. Il est donc naturel de croire qu’un état général de bonheur relatif puisse aider à vivre mieux, en meilleure santé et plus longtemps.

Prévention

Toutefois, ce n’est pas un point sur lequel on insiste beaucoup. On encourage régulièrement les aînés à prendre soin de leur santé physique en surveillant leur alimentation, en bougeant plus ou en cessant de fumer. Du même souffle, on les incite à s’occuper de leurs finances pour éviter de vivre dans la précarité.

Rarement, toutefois, les encourage-t-on directement à améliorer leur niveau de bonheur. Le dépistage des cas de «faible contentement face à la vie» n’est pas systématique non plus. Pourtant, il pourrait vraisemblablement s’agir d’un élément de prévention important.

L’étude parue la semaine dernière, comme on le soulevait au départ, va un peu dans le sens de l’intuition. Par contre, elle a l’avantage de donner un ordre de grandeur à cet impact naturel du bonheur sur la santé et la longévité.

Au plaisir de vous retrouver dans l’édition du 24 novembre!

Pour nous joindre: AQDR Haut-Richelieu, 870, Curé-Saint-Georges, Saint-Jean-sur-Richelieu. Tél.: (450) 357-9545. Courriel: projet.aqdrhr@live.ca.

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