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GUIDE 411

De petits rongeurs qui méritent toute notre attention

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Anne-Sophie Boucher en compagnie de deux dégus.

Pour reprendre cette chronique, je vais vous entretenir sur un sujet simple et vous parler de Chocolat et Pinnotte, deux dégus que j’ai eu l’occasion de voir il y a deux semaines. Chocolat était présenté pour un problème de santé, mais son petit compagnon de cage semblait lui en pleine santé.

«Un quoi?» me direz-vous? Et je vous répéterai un dégu, connu aussi sous le nom d’octodon. Il s’agit de petits rongeurs (ils mesurent environ 30 à 40 cm avec la queue mais ne pèsent pas plus d’une demi-livre) originaires des Andes, très prolifiques au Chili où ils sont considérés comme de la vermine par les agriculteurs.

Ils vivent tout de même surtout dans le désert où ils creusent des tunnels sous la terre et grimpent dans les arbres et arbustes pour trouver leur nourriture.

Ils ont été importés aux États-Unis en 1964, ont gagné en notoriété surtout dans les milieux de recherche, mais mériteraient d’être plus populaires du côté des animaux domestiques puisqu’ils sont très sociables, qu’ils vivent assez longtemps si on les compare aux souris, aux rats et aux hamsters et souffrent de peu de problème de santé. L’autre avantage qui ferait qu’ils vaudraient bien qu’on leur donne plus de place dans nos animaleries est qu’ils sont diurnes, c’est-à-dire qu’ils vivent de jour comme nous les humains.

Vous n’entendrez pas une roue d’exercice fonctionner toute la nuit et vous aurez à interagir avec autre chose qu’un animal qui dort (contrairement aux hamsters et aux chinchillas par exemple). Les dégus sont d’ailleurs de petites bêtes qui interagissent bien avec les humains, autant en profiter!

Les dégus sont des animaux faciles à garder en captivité. Ils ont besoin d’une cage spacieuse (d’environ un mètre de long) dans laquelle on retrouve des tablettes, des barreaux ou des branches, matériel sur lequel ils pourront grimper. Une roue en stainless d’environ 30 cm de diamètre s’y retrouvera aussi. On évite de déposer dans leur environnement tout objet en plastique qui sera vite grugé et détruit. Une petite maison de bois permettra aux dégus de se sentir renfermés pour dormir, reproduisant l’atmosphère d’un tunnel.

Évidemment, il faudra s’attendre à ce qu’elle soit à un moment grignotée et détruite. Ils doivent avoir au moins un partenaire parce que, très sociables, ils ont besoin de compagnie. Comme ils sont curieux, on peut placer la cage dans un endroit où il y a de l’activité dans la maison comme dans la cuisine. Éviter tout de même les endroits où il y a des courants d’air et les places où le soleil direct est présent.

Ils seront nourris avec une moulée spécialement formulée pour leur espèce présentée quotidiennement avec du foin mélangé. Tout le reste, comme des carottes, des patates douces et autres légumes, des graines sont donnés en gâterie seulement.

Les aliments sucrés tels les fruits, les céréales doivent être absents de la diète des dégus. Ces aliments sont nocifs pour les dégus et les prédisposent à souffrir de diabète, maladie rencontrée fréquemment chez cette espèce. Un bain de sable (tel qu’utilisé pour les chinchillas) doit être mis à leur disposition deux à trois fois par semaine pour l’entretien de leur pelage. Une fréquence de bain trop importante risque d’amener une peau sèche et un pelage rude.

Enjoués, fouineurs et intelligents, ils méritent vraiment qu’on leur apporte plus d’attention.

Vous pouvez joindre mon équipe de la Clinique vétérinaire Mont-Saint-Grégoire et moi-même par téléphone au 450 347-7070.

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