Arkham City: un Batman comme on l’aime
Depuis 2005, avec «Batman Begins», puis 2008 dans «The Dark Knight» le personnage de Batman a pris une voie assez particulière. En fait, les puristes diront que ce n’est que le retour du Batman original, celui qui fait peur et qui combat le crime avec violence. Fini les collants serrés et les onomatopées futiles et comiques.
Il y a deux ans, l’homme chauve-souris a fait une nouvelle apparition dans un jeu vidéo acclamé par les critiques, «Arkham Asylum». Mardi dernier, «Arkham City» a fait une entrée réussie, qui mérite lui aussi les éloges des joueurs.
Le scénario est simple. Les deux plus grosses prisons de Gotham, incluant Arkham, fusionnent et forment du même coup un énorme quartier, regroupant tous les pires criminels de la ville. Bruce Wayne s’insurge et décide d’entreprendre une guerre afin de faire fermer la nouvelle entreprise: Arkham City.
Le célèbre millionnaire se fait rapidement kidnapper et emprisonner par les gardes du docteur Strange. Bien vite, on se rend compte que le Joker est derrière le projet. En fait, on se rend compte que tout le monde est impliqué: Harley Quinn, 2 Face, Catwoman, le Pingouin, le Sphinx, etc.
Ce qui est bien, c’est que chaque personnage est admirablement bien placé dans l’histoire. Chacun a son rôle à jouer et le joue à merveille, dans un fil conducteur simple, parfois un peu trop pauvre, mais efficace.
Graphiquement, on en tire la même conclusion. Les décors sont à la fois complexes, mais bien dosés et les protagonistes bougent avec une fluidité exemplaire. On ne peut jamais dire que la scène à laquelle on participe nous a coupé le souffle, mais on constate que c’est le côté pratique qui a été mis en avant-plan.
On se balade dans une immense ville très complète, avec ses recoins et ses espaces vastes. L’environnement est vraiment accessible et on peut y faire à peu près tout ce qu’on y veut. Notons que les chutes libres, les attaques aériennes et les transferts d’un point à un autre forment les plus grands moments de divertissements lors du passage entre deux missions.
Les combats occupent eux aussi une place immense. En fait, c’est quasiment 75% du temps qu’on passe à se battre. Par contre, on ne peut pas demander mieux. Les batailles sont tellement appréciées et vraiment plaisantes. Dans la plupart des jeux, ces moments-là sont souvent répétitifs, mais pas ici. Batman a tout un bagage en combat et ça paraît. Il combinera plusieurs mouvements ensemble, se servira beaucoup des choses qui l’entourent, évitera et renversera des attaques et fera des combos impressionnants. Il sera spectaculaire quelquefois, mais plus souvent qu’à son tour, il ira de manière sournoise et silencieuse.
Je ne suis pas étonné de la qualité de ce jeu. Le premier opus de la série était lui aussi incroyable. On n’a fait que reconduire les meilleurs éléments, on a corrigé certains défauts. Il en reste cependant. Dans certains tableaux, la caméra n’est pas très facile à gérer.
Au bout du compte, c’est un excellent jeu. On aime le Batman sombre et agressif qu’il est. On aime le visuel des immeubles délabrés et abandonnés. On aime la folie des personnages et la stupidité des criminels. On aime «Batman: Arkham City».
Pour ma part, je lui donne un 9 sur 10. c’est un excellent jeu que je conseille à tout le monde, les fans du justicier et les autres qui ne veulent que jouer à un bon jeu d’aventure-action.
Batman livre avec succès un combat aux criminels de Gotham.























