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GUIDE 411

Spiderman se tisse un voyage dans le temps

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Parker et O'Hara se relaient pour la paix, chacun dans leur époque.

Des titres comme «Retour vers le futur», «L’effet papillon», «La planète de singes», «Les visiteurs» et même récemment «Code source» ne sont que des exemples parmi un nombre incroyable de films qui utilisent les voyages dans le temps pour y construire leur scénario. C’est une manière très intéressante de bâtir une bonne intrigue. Certains jeux vidéo ont aussi tiré profit de ce concept. «Spiderman: The edge of time» s’ajoute donc à la liste.

On connaît tous le personnage. Peter Parker, un photographe qui aspire à de grandes choses dans son domaine, doit faire appel à son alter ego Spiderman afin de régler ses problèmes et ceux des autres au passage. Bien sûr, on croît en son invincibilité, mais on doit admettre que le temps allait un jour le rattraper. Alors, Miguel O’Hara a pris la relève. Il revêt l’uniforme modernisé et prend en charge les responsabilités que cela amène dans un Spiderman de 2099.

L’histoire est assez simple à comprendre. Un scientifique nommé Walker Sloan conçoit une porte temporelle et se transporte en 1970. Il change le passé et transforme du même coup le présent et le futur de la ville de New York «calme et paisible» en une cité sombre et marquée par la peur.

Ce n’est pas la première fois qu’on voit une telle chose dans un jeu vidéo, mais disons que ça fait le travail dans les circonstances. Les répercussions sur Spiderman sont énormes cependant et les deux versions doivent s’aider mutuellement pour rétablir les standards.

Bien que l’on soit en présence de deux personnalités assez différentes, Parker est plus impulsif et O’Hara garde davantage son sang-froid. Les mécaniques de combat et les mouvements sont les mêmes.

Pour moi, il s’agit d’une déception, car on aurait pu voir un tout autre aspect de l’homme-araignée. Dans ce jeu, il n’y a que les ennemis et les décors qui varient d’un temps à un autre. On se bat contre des soldats ou des robots et l’action se déroule dans un bâtiment contemporain ou dans un environnement futuriste, lumineux et techno.

Graphiquement, il y a des hauts et des bas. Lors des cinématiques, c’est excellent. J’ai rarement vu des scènes comprenant des visages et des lieux aussi bien faits et détaillés. À l’inverse, lors des séquences où l’on joue, le graphisme est très ordinaire. Ça se tient dans la moyenne du marché, mais sans plus. Pourtant, le fait d’aller jouer dans l’utopie des années 2099 aurait dû permettre aux créateurs de pousser plus loin et laisser libre cours à leur imagination.

En fait, c’est ça le problème de «Spiderman: The edge of time». On a touché le bobo! C’est un jeu rempli de potentiel que l’on n’a pas ou mal exploité. L’histoire est correcte, mais on n’a pas innové, d’autant plus que c’est très court comme jeu. Les graphismes auraient dû être mieux balancés. La différence entre le Spiderman d’aujourd’hui et celui du futur est tellement minime que l’intérêt pour le deuxième n’existe pas vraiment.

Alors, on se retrouve devant un petit divertissement correct, mais qui se voit être décevant par son manque d’audace et d’esprit créatif. Néanmoins, on peut y jouer de manière légère, sans grandes attentes et en le considérant comme un hobby qui fera son temps. Je lui donne un 6 sur 10.

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