Le sommeil chez la personne âgée
On sait que le vieillissement a un impact significatif sur le sommeil. Beaucoup d’aînés remarquent qu’ils dorment moins profondément, qu’ils se réveillent plus souvent la nuit et qu’ils se lèvent plus tôt que lorsqu’ils étaient plus jeunes. Et pour plusieurs, cette situation est véritablement perçue comme un problème.
Beaucoup d’aînés se sentent encore fatigués après leur nuit de sommeil. Grosso modo, leur sommeil leur paraît moins réparateur. C’est ainsi que bien des gens deviennent adeptes des petites siestes, qui finissent par compenser pour la perte de sommeil durant la nuit. Si ces changements sont considérés normaux, il n’en demeure pas moins qu’ils sont dérangeants pour beaucoup de personnes.
Des chercheurs de l’Université de Sherbrooke viennent de démontrer qu’on peut modifier la qualité du sommeil des personnes vieillissantes par un bon programme d’activités physiques. On sait d’instinct qu’une vie plus active est garante d’un meilleur sommeil. Toutefois, ces chercheurs sont allés plus loin en démontrant qu’un exercice assez intense avait un impact sur la «composition» du sommeil, ni plus ni moins.
Leur étude les a amenés à évaluer le sommeil de plusieurs hommes de 55 à 70 ans en intégrant à leur vie un programme d’activités physiques de bonne intensité. Il en ressort une amélioration significative du sommeil durant les nuits suivant les activités physiques.
Sommeil profond lent
Ce qui est intéressant dans l’observation des participants à l’étude, c’est que l’activité physique a eu un impact sur la durée de leur sommeil profond lent. On sait que le sommeil est constitué de quelques cycles composés chacun de plusieurs phases distinctes; le sommeil profond lent constitue la phase la plus réparatrice de la nuit de sommeil. C’est cette phase qui a particulièrement tendance à diminuer en vieillissant. C’est aussi durant cette phase du sommeil que l’on refait ses forces physiques.
Ainsi, on comprend que l’adoption d’un mode de vie plus actif, et plus particulièrement d’un programme d’exercices, pourrait favoriser le sommeil «réparateur». Il est à noter également que les résultats de la recherche indiquent aussi une diminution du temps de réveil durant la nuit, qui constitue un problème souvent rencontré en vieillissant.
Aux dires des chercheurs, cette étude pourrait s’avérer une piste intéressante pour remplacer le recours aux médicaments prescrits. Ainsi, on pourrait avoir un certain contrôle, de façon toute naturelle, sur la qualité du sommeil des aînés.
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