Madden 12: une version qui perd du terrain
Avec les années, les jeux de Madden NFL ont toujours eu la cote auprès des amateurs de football américain et ont toujours maintenu une réputation d’excellence, selon l’avis de plusieurs experts dans le domaine des jeux vidéo.
Cette fois-ci, pour son édition 2012, je vais vous avouer que j’ai eu moins de plaisirs à y jouer que par le passé. Par contre, mettons les choses au clair, Madden NFL 12 est tout de même un très bon divertissement.
Premièrement, il est muni de toutes les options possibles par rapport aux modes de jeu. Des minijeux et des grilles d’entraînement sont disponibles pour s’amuser ou pour parfaire ses habiletés. C’est une bonne chose, car certaines stratégies peuvent être complexes à maîtriser.
Bien évidemment, le joueur pourra choisir parmi les 32 équipes du circuit et ainsi participer à des parties hors-concours. Il lui sera offert aussi de jouer un match dans le contexte du Superbowl XLVI qui aura lieu à Indianapolis cette saison.
Afin de pousser l’expérience à un autre palier, le mode «Franchise» est là pour nous satisfaire. Avec la signature de contrats, le plafond salarial, les agents libres, les échanges à gérer et bien sûr les matchs de football à disputer, de la présaison aux séries éliminatoires, c’est la solution parfaite pour ceux qui veulent se plonger dans l’environnement de la NFL de manière intégrale.
«Be a NFL Superstar» consiste à faire évoluer un joueur jusqu’au sommet de la ligue. Le concept est relativement simple. On a trois avenues qui s’ouvrent à nous. Soit qu’on prend une recrue déjà intégrée au jeu, qu’on crée un nouveau débutant à partir de rien ou qu’on importe la carrière que l’on a entamée dans le jeu «NCAA 12», pour ceux qui le possèdent.
Sans aucun doute, les différents choix offerts pour passer du temps sur Madden 12 sont très bien. Ils sont complets et reflètent relativement bien l’atmosphère du circuit. D’ailleurs, les options de création de personnages sont extrêmement détaillées et permettent de donner naissance à une vedette de football de façon vraiment précise. On peut modifier les visages, la grosseur des bras, des cuisses, la grandeur, le poids, les équipements comme les bandages, les marques de souliers et même les traits de personnalité, tels que la confiance, l’agressivité, l’attitude, etc. Alors, c’est une belle réussite de ce côté.
La fabrication est donc un point fort du jeu. Même que je n’ai pas parlé de la construction d’un stade pour une équipe que l’on peut créer de toutes pièces.
Cependant, il existe quelques lacunes qui ternissent mon évaluation et ce sont des points importants. En fait, c’est l’ambiance globale qui manque beaucoup de vie. On nous avait habitués à des graphismes vraiment plus beaux et fluides dans les précédentes éditions. Par exemple, il y a énormément de copier/coller dans la foule, pour représenter les spectateurs, ce qui rend la chose un peu moins immersive. Aussi, la plupart des reprises vidéo sont sans intérêt ou ne permettent pas de renchérir sur l’action. Je dirais qu’il s’agit de la même chanson concernant les animations et les commentaires des analystes que je vais qualifier de pauvres et peu entraînants.
Moi, quand je pense à la NFL, je pense au «Tailgate», aux fans en délire, à l’atmosphère fébrile et excitante. Malheureusement, je n’ai pas vu beaucoup d’éléments qui allaient dans ce sens dans Madden 12. Je vais dire que c’est passable cette année, car il présente des caractéristiques très divertissantes et amusantes, des défis stimulants et il invite les joueurs à utiliser leur sens de la créativité. De l’autre côté, il y a un manque flagrant par rapport à l’ambiance, ce qui fait mal parce que c’est un sport où l’émotion prend une place tellement importante. C’est un 7,5 sur 10.
























