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Ces arbres qui dépérissent

nature_20110825_120Dernièrement, dans Le Canada Français, il était mentionné que les peupliers de Lombardie morts qui longent l’autoroute 35 dans le quartier Saint-Gérard allaient être abattus et remplacés par d’autres arbres. Voilà une très bonne initiative qui saura embellir quelque peu cette portion d’autoroute.

Par contre, j’ai constaté qu’à plusieurs endroits dans le Haut-Richelieu, ces arbres semblaient avoir beaucoup de difficulté à garder la forme: cime dégarnie, nombreuses branches mortes, etc. Il est plutôt rare d’observer des rangées de ces grands arbres intacts. Dans l’édition du journal Le Nouvelliste de Trois-Rivières, on y mentionne aussi des problèmes avec cette espèce d’arbre au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

Un champignon serait le grand responsable de ce dépérissement qui s’est accentué ces dernières années à cause des saisons estivales pluvieuses. Finalement, cinq autres espèces sont aussi menacées dans la région, dont deux en milieu urbain et trois en milieu naturel et agricole. Portrait d’une situation qui ne semble pas vouloir s’améliorer!

Les ormes et les hêtres affectés

Trouver des arbres morts en milieu naturel n’est pas une catastrophe. De plus, lorsqu’ils sont encore debout (chicots), ils sont d’une très grande utilité pour les insectes et les oiseaux qui les visitent et il faut donc s’abstenir de les couper et laisser la nature suivre son cours. En milieu urbain, pour des raisons évidentes de sécurité, mieux vaut abattre les arbres malades ou morts tout en les remplaçant le plus rapidement possible.

Ce qui est un peu plus inquiétant, c’est de constater un dépérissement chez une ou deux espèces en particulier et de voir s’étendre cette infestation à toute une région. On n’a qu’à penser aux infestations de la tordeuse des bourgeons de l’épinette qui ont fait des ravages dans les forêts du nord, ou encore à la maladie hollandaise de l’orme qui a décimé ce bel arbre au milieu du siècle dernier. Dans le premier cas, c’est une chenille qui était responsable alors qu’un champignon a été la cause de la mort de milliers d’ormes d’Amérique. D’ailleurs, il vous suffit de parcourir nos routes de campagnes pour constater à quel point nos ormes sont encore très affectés par cette maladie.

Depuis, d’autres maladies sont venues grossir les rangs des dévastateurs d’arbres, au point de menacer l’existence de certaines espèces. Le noyer cendré est particulièrement affecté par un champignon qui se nomme le chancre du noyer et depuis quelques années, les employés de CIME au mont Saint-Grégoire suivent cet arbre à l’avenir incertain. Il a même été déclaré arbre menacé de disparition au Canada.

Quant aux hêtres à grandes feuilles, la maladie corticale du hêtre l’a grandement affecté et ce champignon, transporté par un tout petit insecte (cochenille), est une autre espèce envahissante venue affecter nos arbres indigènes. Il y a aussi de nombreuses variétés de pommetiers décoratifs qui semblent souffrir d’un «mal» qui leur fait perdre leurs feuilles et leurs fruits très rapidement. Finalement, comme si cela n’était pas assez, voilà qu’un insecte qu’on redoutait comme la peste dans le monde horticole et qui fait des ravages aux États-Unis et en Ontario, vient d’être trouvé à Montréal. Il s’agit de l’agrile du frêne.

Comme la plupart des municipalités ont planté cet arbre, il est à prévoir que les ravages seront grands lorsque ce petit insecte décidera de visiter notre belle province! Une autre petite bête qui a traversé nos océans grâce au transport par bateau! Quand la verrons-nous s’installer dans le Haut-Richelieu? Le plus tard possible, espérons-le!

Observation d’oiseaux de proie

Pour en apprendre davantage sur les oiseaux de proie et avoir réponse à vos nombreuses questions, le parc national du mont Saint-Bruno organise trois fins de semaine consacrées spécifiquement à l’observation de ces magnifiques oiseaux, soit les 3, 4, 5, 10, 11, 17 et 18 septembre prochain, de 10 à 16 heures. Plusieurs spécimens naturalisés de rapaces nocturnes (chouettes, hiboux et nyctales) et diurnes (faucons, buses, balbuzards) seront en montre, en plus de bénéficier de l’expérience de garde-parcs naturalistes qui vous aideront à identifier les oiseaux en vol qui seront observés tout au long de ces journées. Voilà une façon agréable de se familiariser avec ces étonnants prédateurs. Seule la tarification d’accès au parc est exigée. N’oubliez pas vos jumelles!

Si vous avez besoin d’informations supplémentaires ou si vous avez des idées de sujets à traiter dans cette chronique, n’hésitez pas à me contacter au 450 653-0343 ou par courriel au henri.denis@sepaq.com

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